RDC | La main tendue par Félix Tshisekedi à l’opposition, une ouverture saluée par un député d’Ensemble

Le Président Félix Tshisekedi a exprimé, face à la presse, une volonté d’ouverture envers l’opposition congolaise, une démarche qui a été bien accueillie par certains leaders politiques de l’opposition. Ces derniers saluent cette initiative, y voyant une opportunité de fédérer les énergies pour affronter les défis majeurs qui assaillent le pays.
Félix Tshisekedi, dans un geste de conciliation, a tendu la main à tous les opposants, les invitant à collaborer pour le bien de la Nation, sans aucun préjugé. Pour Gratien-Iracan, député national, cette ouverture est louable et devrait être saisie par les opposants. Cependant, il insiste sur le fait que ces derniers doivent rester libres de refuser ou non cette main tendue, tout en rappelant l’importance de l’unité nationale face aux maux qui rongent le Congo.
« En 4 ans, il est difficile, voire impossible de réaliser pleinement les prévisions du Programme du Gouvernement pour atteindre le changement tant espéré et attendu par le Peuple. Le Chef de l’État devrait accepter la réalité : il pourrait entamer de nouveaux chantiers sans forcément les achever. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire », a-t-il souligné, conseillant ainsi une approche réaliste et pragmatique.
Gratien-Iracan insiste également sur la nécessité pour le Président de se concentrer sur la bonne gouvernance et le respect scrupuleux de la Constitution, s’il souhaite véritablement améliorer le bien-être des Congolais.
« Si une solution peut être trouvée dès cette première année aux problèmes des Congolais, tant mieux ! Nous ne serons que plus heureux de la vivre. Notre peuple a besoin de paix et de progrès social », a-t-il ajouté.

L’élu de Ensemble pour la République a rappelé que les élections passées ont laissé des séquelles, mais qu’il est désormais temps de regarder vers l’avenir sans se complaire dans les querelles du passé.
« Il est plus que temps de regarder vers l’avant sans souhaiter les malheurs des uns ou des autres », a conclu Gratien-Iracan, exprimant ainsi un appel à la réconciliation et à l’unité nationale.
Cette prise de position fait suite à une déclaration de Félix Tshisekedi lors d’une interview à Bruxelles, où le Président, en convalescence, a réaffirmé ses intentions de tendre la main à ses adversaires politiques pour renforcer la cohésion nationale. Dans un contexte politique souvent marqué par la division, cette démarche d’ouverture pourrait marquer un tournant dans les relations entre le pouvoir et l’opposition en RDC.
Basile MUYA