RDC | Koffi Olomidé face à la justice, ses propos incendiaires sur la guerre dans l’est le rattrapent

Koffi Olomidé, légende vivante de la musique congolaise et africaine, est attendu ce lundi 15 juillet au parquet général près la Cour de Cassation pour répondre à des accusations dont la nature sera révélée sur place.

Cette convocation, datée du 10 juillet, ordonne au célèbre chanteur de se présenter à 11h00 au bâtiment CNSS (ex. INSS) sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa-Gombe.

La convocation fait suite à son passage remarqué sur le plateau de l’émission “Le Panier The Morning Show” sur la RTNC le 6 juillet dernier. Au cours de cette émission, Koffi Olomidé avait tenu des propos controversés concernant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, jugés “dénigrants et démobilisateurs” pour les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces déclarations lui ont valu une première convocation par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) le 12 juillet, au cours de laquelle il a dû présenter ses moyens de défense.

Lors de son intervention télévisée, Koffi Olomidé a notamment affirmé :

« Il n’y a pas de guerre. Nous sommes tapés. On nous gifle. On fait de nous ce qu’on veut. J’ai vu les camions de ces gens-là qui viennent tranquillement et personne pour les empêcher. J’ai vu que nos militaires vont à la guerre à moto. J’ai des larmes. Il n’y a pas de guerre. On nous traite comme des enfants. La guerre, c’est quand on tire, nous nous répliquons. »

Ces propos ont déclenché une vague de réactions et de mesures disciplinaires, incluant la suspension de Jessy Kabasele, le présentateur de l’émission, par la direction de la RTNC pour ne pas avoir réagi aux déclarations de l’artiste.

Le CSAC a également jugé nécessaire de rappeler à Koffi Olomidé, ambassadeur de la culture congolaise, ses responsabilités et l’importance de mesurer ses paroles. Pour rappel, sa nomination en tant qu’ambassadeur, tout comme celle de Maître Gims et Dadju, visait à promouvoir la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en décembre 2021.

Placide LUKEKA

Après ses propos controversés, Koffi Olomide reconnaît qu’il faut un peu “plus de diplomatie” dans ce qu’il dit

Invité au CSAC ce jeudi 11 Juillet à Kinshasa pour présenter ses moyens de défense face aux propos tenus dans le magazine Le Panier sur la RTNC, l’artiste musicien Koffi Olomide, très détendu, a qualifié ce moment d’une séance essentiellement pédagogique.

Celui qu’on appelle Quadra Koraman, a indiqué à la presse qu’il a eu des échanges fructueux avec Christian Bosembe, Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel au Congo, à qui il a présenté ses vives félicitations pour le travail abattu par cette institution d’appui à la démocratie.

« Je voulais dire bravo au CSAC et à son Président Bosembe (…). La séance d’aujourd’hui était plus pédagogique qu’autre chose. Nous avons a parlé et nous nous sommes compris. Rien d’autre de plus »

Et de reconnaître :

« Même si ce que le chanteur Koffi a dit est vrai et fondé, mais il faut peut-être un peu plus de diplomatie ».

Signalons toutefois que la star congolaise Koffi Olomide a remercié le président le CSAC et son président pour l’hospitalité et la courtoisie qu’il a bénéficié de cette institution, lors de cette séance. Contrairement à ce que l’opinion publique redoutait : une série des décisions qui pourraient être prises contre lui après sa réflexion sans langue de bois sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Cependant, en tant qu’ambassadeur de la culture en RDC, l’artiste musicien Koffi Olomide a également reconnu le rôle qu’il doit jouer durant ce moment de la crise qui frappe l’est de la RDC.

Basile Muya

RDC | La DG du FPC  Barbara Kanam reçue par la Ministre de la Culture Yolande Elebe

Le 8 juillet 2024, Son Excellence Madame Yolande Elebe, Ministre de la Culture, Arts et Patrimoines de la RDC, a accueilli dans son cabinet de travail Madame Barbara Kanam, Directeur général du Fonds de Promotion Culturelle (FPC).

Cette rencontre, la première depuis la nomination de Madame le Ministre dans le gouvernement Suminwa, a été l’occasion d’échanger sur la faisabilité d’une série d’actions communes visant à promouvoir la culture congolaise.

Dès les premières civilités, Madame Kanam a exprimé à l’autorité de tutelle son engagement total et sa détermination à soutenir activement les initiatives du ministère. Elle a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration pour redonner à la culture congolaise ses lettres de noblesse et en faire un levier essentiel du développement national.

Cet entretien marque le début d’une collaboration prometteuse entre le ministère et le Fonds de Promotion Culturelle. Ensemble, elles ambitionnent de dynamiser le secteur culturel, de valoriser le patrimoine national et de renforcer l’impact de la culture sur le développement économique et social de la République Démocratique du Congo.

 

Ange ALOKI 

« JAMBO ! » : Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du Swahili !

Le 7 juillet 2024 marque la Journée mondiale de la langue Kiswahili, appelée communément “Swahili” par les non ou les moins locutifs. C’est une reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies de l’importance culturelle et linguistique croissante de cette langue en Afrique de l’Est et centrale. Parlé par des millions de personnes, le Kiswahili, aussi connu sous le nom de Swahili, est non seulement un outil de communication, mais aussi un vecteur d’unité et d’identité culturelle.

Le Kiswahili sert de lingua franca dans plusieurs pays africains, notamment en Tanzanie, au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et dans certaines régions de notre pays. Il facilite les échanges commerciaux, politiques et sociaux au-delà des frontières nationales. On estime que plus de 100 millions de personnes parlent le Kiswahili à divers niveaux de compétence.

Historiquement, le kiswahili serait apparu au Xe siècle suite à la rencontre entre les peuples bantous du littoral et les marchands arabes et persans. Sa diffusion à l’intérieur du continent a débuté au XIXe siècle grâce aux caravanes arabes capturant des esclaves au Tanganyika, atteignant le sud de l’Ouganda avant 1850 et l’Est de la République démocratique du Congo entre 1870 et 1884. Les esclaves capturés étaient ramenés à la côte, principalement à Zanzibar, pour être vendus. La population jeune et croissante des locuteurs de Kiswahili renforce également la dynamique de cette langue.

Le Kiswahili joue un rôle central dans les médias, l’éducation et la littérature en Afrique de l’Est. Il est la langue d’enseignement primaire dans plusieurs pays et sert d’outil essentiel pour l’éducation et la formation. Les stations de radio et de télévision en Kiswahili atteignent des audiences vastes et diversifiées, et le contenu en Kiswahili augmente sur les réseaux sociaux, favorisant une plus grande interactivité entre utilisateurs. De plus, le Kiswahili est utilisé comme langue principale dans de nombreuses œuvres littéraires et performances artistiques, contribuant ainsi à sa préservation et à sa valorisation.

Malgré son statut croissant, le Kiswahili fait face à plusieurs défis. L’uniformisation de son enseignement reste complexe en raison des nombreuses variantes dialectales, et les ressources pédagogiques en Kiswahili sont insuffisantes dans certaines régions, limitant son apprentissage efficace. De plus, la représentation du Kiswahili dans les technologies de l’information est encore insuffisante, nécessitant des investissements significatifs pour intégrer pleinement cette langue dans les outils numériques.

Dans le contexte de l’agression du Rwanda dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC), le Kiswahili résonne comme un symbole puissant et un outil d’union pour la population locale. Cette langue, parlée par la majorité des habitants de cette région, transcende les divisions ethniques et géographiques, renforçant ainsi la cohésion sociale face aux conflits externes.

Le Kiswahili, au-delà de son rôle de communication quotidienne, incarne l’identité culturelle et la résistance collective du peuple congolais. Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, où les tensions et les violences sont particulièrement vives, le Kiswahili sert de lien unificateur. Il permet aux habitants de se mobiliser, de partager des informations cruciales et de s’organiser pour leur survie et leur défense.

La langue devient alors un monument vivant, un témoignage de la résilience et de la détermination des communautés locales à surmonter les épreuves. Elle renforce les liens de solidarité et de soutien mutuel, essentiels dans des moments de crise. Le Kiswahili est également utilisé dans les chants, les poèmes et les discours qui expriment les souffrances, les espoirs et les aspirations d’un peuple meurtri, mais déterminé à préserver son intégrité et sa dignité.

Ainsi, dans le contexte tumultueux de l’Est de la RDC, le Kiswahili n’est pas seulement une langue. Il est le ciment qui unit une population diverse, un phare d’espoir dans les moments sombres et un symbole indéfectible de la lutte pour la paix et la justice.

L’avenir du Kiswahili semble prometteur grâce à la reconnaissance croissante par des organisations internationales comme l’Union africaine et les Nations Unies, augmentant son prestige et son utilisation officielle. Les développements technologiques, notamment dans la traduction automatique et les interfaces utilisateur en Kiswahili, améliorent également son accessibilité et sa praticabilité.

La Journée mondiale de la langue Kiswahili du 7 juillet 2024 n’est pas seulement une célébration de cette langue, mais aussi un rappel de son importance stratégique pour l’intégration culturelle et économique en Afrique. Elle incarne un espoir de collaboration renforcée et de compréhension mutuelle parmi les peuples d’Afrique et au-delà.

 

Placide LUKEKA

Agression Rwandaise et le silence de la communauté internationale, les autorités traditionnelles ont assiégé l’ambassade des USA ce jeudi 04 Juillet. Objectif affiché, protester contre cette guerre injuste ayant occasionné des milliers de morts dans la partie Est du pays.

Les chefs coutumiers rassemblés à la Gare centrale de l’Office national des transports (Onatra), au nord de Kinshasa, ont organisé un sit-in devant l’ambassade des États-unis d’Amérique en RDC, dans le but, selon les autorités traditionnelles de « dénoncer » le soutien des USA au Rwanda dans la guerre meurtrière dans l’est du pays.

L’occasion faisant le larron, les chefs coutumiers et autorités traditionnelles ont réitéré leur soutien pour le Grand Congo, au Président Félix Tshisekedi, allié naturel dans ses actions pour la paix durable », a-t-on mentionné sur des affiches de l’Alliance des autorités traditionnelles et coutumières pour le Grand Congo (AATCC), lors d’un sit in jeudi dans la commune de Gombe.

Selon Sa Majesté Lemba Lemba, les autorités traditionnelles et coutumières sont en sit-in à partir de ce jeudi et elles vont poursuivre ce mouvement demain vendredi encore.

« Cette manifestation sera prolongée jusqu’à ce que nous puissions recevoir des suites favorables à notre mécontentement contre le soutien apporté par les États Unis, les occidentaux aux auteurs des massacres dans l’Est de notre pays, notamment le Rwanda», a déclaré sa majesté Lemba Lemba, représentant national de l’Alliance des autorités traditionnelles et coutumières pour le grand Congo (AATCC), lors du sit-in à l’ambassade des Etats-Unis.

Basile Muya

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