
L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, ce 17 octobre à Marrakech, le retrait de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Une décision prise au lendemain d’un vote informel du Conseil de sécurité qui, selon lui, confirme une dynamique en faveur d’une candidature issue d’Amérique latine et des Caraïbes.
Dans une déclaration rendue publique ce 17 octobre, Macky Sall affirme avoir décidé de se retirer après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO.
L’ancien chef de l’État sénégalais explique vouloir favoriser « l’émergence d’une candidature consensuelle » au sein du Conseil de sécurité. Il reconnaît surtout que les différents votes tests organisés depuis le début du processus indiquent une préférence pour une candidature d’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement portée par une femme.
Macky Sall, qui mettait en avant près de quarante années d’expérience dans la vie publique, avait bénéficié du parrainage d’Évariste Ndayishimiye et du soutien de Bassirou Diomaye Faye. Il remercie également les États membres du Conseil de sécurité ayant voté en faveur de sa candidature au cours du processus.
Son retrait referme ainsi une tentative africaine de conquérir le secrétariat général de l’ONU dans un contexte marqué par les débats sur la représentativité des différentes régions dans la gouvernance mondiale.

Macky Sall en profite d’ailleurs pour maintenir ce message politique. Selon lui, l’Afrique doit poursuivre ses efforts pour « occuper la place qui lui revient dans la gouvernance mondiale », alors que se multiplient conflits, rivalités géopolitiques et tensions économiques.
S’il quitte la course, l’ancien président sénégalais assure rester engagé autour des priorités qu’il avait placées au cœur de sa candidature : paix, sécurité, développement économique et social, coopération internationale et dialogue entre les nations.
Le retrait de Macky Sall intervient désormais comme un signal supplémentaire sur l’orientation prise par le processus de désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU.
DIVINE ATANTE