L’Angola fixe au 18 mars les négociations directes avec le M23

L’Angola avait annoncé hier mardi son intention de faciliter des négociations directes entre la RDC et les terroristes du M23, qui devront se tenir à Luanda à partir du 18 mars, si on en croit un communiqué de la Présidence angolaise sur sa page officielle Facebook. Cette initiative intervient dans le cadre des efforts de médiation menés par Luanda pour tenter de mettre un terme au conflit qui ravage la RDC.

L’annonce angolaise coïncide avec la préparation d’un sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu demain 13 mars et consacré à la situation sécuritaire en RDC. Kinshasa bénéficie du soutien militaire de la SADC via la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC) et mise sur cette force régionale pour contrer l’avancée du M23.

Mais l’éventualité d’un dialogue direct avec la rébellion divise au sein du gouvernement congolais. Certains responsables y voient une approche pragmatique pour mettre fin aux violences, tandis que d’autres redoutent qu’il ne s’agisse d’une reconnaissance implicite du M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda. Kinshasa a toujours insisté sur un désarmement préalable de la rébellion avant toute discussion, une exigence systématiquement rejetée par le groupe armé.

Depuis plus d’un an, le président de la République Félix Tshisekedi jongle entre pression militaire et diplomatie régionale. Le processus de Luanda, sous l’égide de l’Union africaine, n’a jusqu’ici pas permis de stabiliser la situation, alors que le M23 poursuit ses avancées sur le terrain.

 

LUKEKA KALUME

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