
Le ministre ghanéen de la Défense, Edward Omane Boamah, et celui de l’Environnement, Ibrahim Murtala Muhammed, ont perdu la vie mercredi 6 août dans un accident d’hélicoptère survenu dans le sud du Ghana, a annoncé la présidence sur le réseau social X (ex-Twitter). Les deux membres du gouvernement se rendaient à Obuasi, une ville minière de la région d’Ashanti, lorsqu’un appareil des forces armées s’est écrasé en vol, dans des circonstances encore non élucidées.
Le président Nana Akufo-Addo a exprimé sa « profonde tristesse » à l’annonce de la nouvelle, tout en saluant la mémoire de ces « serviteurs engagés de l’État ». Un deuil national a été décrété : les drapeaux sont mis en berne sur l’ensemble du territoire « jusqu’à nouvel ordre », a précisé Julius Debrah, chef d’état-major de la présidence.
Aucune information n’a été rendue publique à ce stade sur le nombre total de passagers à bord de l’hélicoptère, ni sur les causes de l’accident. Une enquête militaire a été ouverte. Des sources proches de l’armée évoquent une possible défaillance technique, sans exclure d’autres hypothèses.

Les deux ministres étaient attendus à Obuasi dans le cadre d’une visite de terrain conjointe portant sur des questions sécuritaires et environnementales liées à l’exploitation minière artisanale dans la région. Leur décès intervient dans un contexte de vigilance accrue au sein de l’exécutif, à quelques mois des élections générales prévues pour décembre 2025.
La disparition brutale de ces figures politiques, connues pour leur engagement au sein du Parti démocratique national (NDC), suscite de vives réactions à travers le pays. Plusieurs messages de condoléances ont afflué sur les réseaux sociaux, aussi bien de la majorité que de l’opposition.
La présidence ghanéenne a annoncé qu’un hommage national leur serait rendu dans les prochains jours.
LUKEKA KALUME