
Le porte-parole de la coalition d’opposition LAMUKA, Prince Epenge, a dénoncé, mardi 16 septembre, l’attitude des députés de l’Union sacrée, qu’il accuse de placer leurs intérêts au-dessus des urgences nationales. Sa réaction intervient au lendemain du dépôt d’une pétition visant certains membres du bureau de l’Assemblée nationale.
Selon lui, les tensions actuelles au Parlement relèvent davantage de luttes internes à la majorité présidentielle que de préoccupations liées au quotidien des Congolais.
« Ce qui se passe au Parlement ne concerne pas le peuple congolais. C’est une affaire de l’Union sacrée pour les intérêts de ses animateurs », a-t-il déclaré.
Prince Epenge regrette que les élus n’aient pas exigé d’enquêtes parlementaires sur les drames récents dans le pays, notamment deux naufrages successifs dans la province de l’Équateur qui ont causé plus de 280 morts, ou encore les massacres et enlèvements attribués aux rebelles ADF au Nord-Kivu.
L’opposant cite également la persistance des violences dans le Bandundu, l’occupation de territoires à l’Est, ainsi que la crise sociale qui frappe la population.
« Là, tout à coup, lorsqu’il s’agit de leur traitement, les députés se réveillent », a-t-il dénoncé, accusant la majorité d’« ajouter de l’huile sur le feu » dans un contexte déjà tendu.
LAMUKA appelle ainsi les parlementaires à recentrer leurs priorités sur les urgences sécuritaires et sociales plutôt que sur des querelles politiques internes.
LUKEKA KALUME