
En tournée dans les 26 communes de la capitale, le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Justice, Thierry Kabuya, a fait escale le 17 septembre à Selembao.
La visite a mis en lumière la faiblesse des effectifs et des moyens dont dispose la police dans cette commune de près de 770 000 habitants.



Reçu par le bourgmestre Mathias Womumu Yanyi, le ministre a présidé une réunion avec le comité local de sécurité, suivie d’un échange avec la population. Le bourgmestre a dressé un constat sévère : seulement 213 policiers, dont certains inactifs, et 65 armes en état de marche, pour un territoire de 23,3 km².
« Cela représente un policier pour 3 642 habitants, alors que la loi prévoit un pour 300 », a-t-il alerté.


Face à ces contraintes, l’autorité communale a présenté quelques initiatives locales : la campagne « Selembao Zéro Kuluna », des audiences foraines pour rapprocher la justice des citoyens et des rencontres hebdomadaires de sensibilisation. Selon lui, ces efforts ont permis de réduire la criminalité, même si les vols à main armée continuent de peser.
Le ministre provincial a assuré que la sécurité de Selembao reste une priorité pour le gouvernement urbain et central, rappelant « l’engagement du président Félix Tshisekedi en faveur de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du pays ».




La délégation a ensuite posé la première pierre d’un nouveau poste de police dans le quartier Badiading, avant de rendre visite à la famille d’un habitant tué récemment avec sa fille lors d’une attaque armée.
LUKEKA KALUME