
L’édition 2025 du Sommet économique mondial s’est ouverte aux Émirats arabes unis avec la participation de chefs d’État, d’investisseurs et d’experts venus des quatre coins du globe.
Les discussions ont largement porté sur la transition énergétique et les infrastructures durables, dans un contexte où la lutte contre le réchauffement climatique s’impose comme une priorité internationale.


Parmi les intervenants, Mme Baby Pauline Kalawamba a pris part aux échanges stratégiques consacrés aux énergies renouvelables. Dans son allocution, elle a dressé un tableau contrasté de la République démocratique du Congo (RDC), riche en ressources naturelles mais confrontée à de sérieuses difficultés d’accès.
« La RDC est dominée par le bassin du fleuve Congo, deuxième au monde par son débit et doté d’un immense potentiel hydroélectrique, solaire et éolien. Mais malgré cette abondance, notre taux d’électrification ne dépasse pas 21,5 % », a-t-elle rappelé, soulignant le paradoxe entre le potentiel énergétique du pays et les défis liés au manque d’infrastructures et de financements.

Évoquant également les questions environnementales, Mme Kalawamba a insisté sur le rôle central de son pays dans la lutte mondiale contre le changement climatique :
« La RDC est un pays-solution face aux enjeux de la planète. Nos forêts, parmi les plus grandes au monde, peuvent contribuer à freiner la déforestation, la perte de biodiversité et la pollution. »


Tout en mettant en avant ces atouts, la représentante congolaise a interpellé les décideurs mondiaux :
« En plein XXIe siècle, il est inconcevable que des peuples manquent encore d’eau potable et d’électricité. La politique de deux poids, deux mesures, devrait être exclue de la planète. »
Un appel qui rejoint la ligne directrice du sommet, axé sur la nécessité d’une coopération internationale plus équitable pour accélérer la transition énergétique et répondre aux défis climatiques.
ESPÉRANT DANIEL KAMBULU