
La division provinciale de l’Économie en Ituri a lancé une vaste opération de contrôle à Bunia pour s’assurer du respect du nouveau taux de change fixé à 2 600 francs congolais pour 10 dollars américains. Des agents ont été déployés dans les commerces, les marchés et auprès des cambistes afin de vérifier la conformité des prix affichés.
Malgré cette appréciation du franc congolais, plusieurs acteurs économiques — notamment des établissements scolaires, des structures sanitaires et des sociétés de télécommunication — continuent d’appliquer des taux allant jusqu’à 2 900, voire 3 000 FC pour un dollar, au détriment du pouvoir d’achat des consommateurs.
Selon Akayo Drudra Idelphonse, chef de division provinciale de l’Économie, ces pratiques sont « antiéconomiques et contraires aux directives gouvernementales ». Il rappelle que la régulation des taux vise à stabiliser les prix sur le marché intérieur et à traduire l’appréciation de la monnaie nationale en un gain réel pour la population.
Les enquêtes menées par les services provinciaux montrent toutefois que, même dans les zones où le taux officiel est appliqué, les prix des biens de consommation n’ont pas baissé. Une situation que les autorités qualifient de « spéculative » et qu’elles promettent de sanctionner.
Des inspecteurs économiques sillonnent désormais la ville pour contrôler les affichages et infliger des amendes aux contrevenants. En cas de récidive, des poursuites judiciaires sont prévues.
Cette initiative fait écho au message du président Félix Tshisekedi, qui a récemment salué la stabilité retrouvée du franc congolais et encouragé la Banque centrale du Congo (BCC) à maintenir la rigueur monétaire. Le chef de l’État a cependant appelé à la vigilance contre les pratiques spéculatives qui menacent de compromettre les effets positifs de cette reprise.
LUKEKA KALUME