
Dans un tournant décisif pour l’exploitation minière artisanale en République Démocratique du Congo, le SAEMAPE (service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et petites exploitations) intensifie ses efforts pour réguler ce secteur vital.
Lors d’une récente réunion à Lubumbashi mercredi 28 janvier 2026, le SAEMAPE a présenté un canevas de référence qui définit les conditions d’installation des coopératives minières dans les Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA).
L’objectif de cette initiative est clair : assainir le secteur minier, lutter contre l’informalité et garantir une exploitation conforme aux lois en vigueur. Les nouvelles exigences stipulent que toute coopérative souhaitant opérer sur une ZEA doit être légalement constituée selon les normes de l’OHADA, disposer d’un agrément ministériel valide, et être en règle avec les paiements requis.
Chaque membre de la coopérative doit également posséder une carte d’exploitant artisanal valide, et la coopérative elle-même doit avoir un siège social dans la province concernée. Ce processus rigoureux vise à renforcer la transparence et à protéger les droits des exploitants artisanaux.
La procédure d’affectation commence par une demande adressée au Ministre des Mines, qui sollicite l’avis technique du SAEMAPE. En cas d’avis favorable, une notification officielle est délivrée, permettant l’installation de la coopérative sur la ZEA concernée.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de professionnalisation du secteur minier artisanal, visant à maximiser les bénéfices pour l’État et les communautés locales. En renforçant l’encadrement des coopératives, le SAEMAPE espère transformer l’exploitation minière artisanale en un domaine organisé et respectueux des normes.
Dan Banze Lwaba