RDC | Le ministère des Mines accorde un moratoire de 15 jours aux sociétés minières sur leurs obligations environnementales

Un moratoire de quinze jours a été accordé aux sociétés minières opérant en République démocratique du Congo par le ministre des Mines, qui exige la transmission urgente des preuves de leur engagement environnemental, selon un communiqué dudit ministère.

« Le ministère des Mines de la République démocratique du Congo vient de lancer un signal fort à l’endroit des sociétés minières opérant sur le territoire national. Dans une correspondance officielle signée le 30 janvier 2026 par le ministre Louis Watum Kabamba. Ce moratoire est instauré, exige la transmission urgente des preuves de constitution de la sûreté financière de réhabilitation de l’environnement », a-t-on lu dans le communiqué du ministère des Mines.

Selon la source, toutes les sociétés minières sont appelées à produire les plans environnementaux approuvés pour leurs projets, ainsi que les preuves de constitution de la sûreté financière depuis le démarrage de leurs activités jusqu’au 31 décembre 2025.

« La date limite de transmission est fixée au 16 février 2026. Les documents doivent être envoyés soit par voie électronique au ministère, soit déposés physiquement au Cabinet du ministre à Kinshasa/Gombe », a rapporté la source.

Fondée sur les dispositions du Code minier et du Règlement minier, cette mesure vise, selon la même source, à rappeler aux entreprises leurs obligations légales, notamment celle de garantir, par des mécanismes financiers concrets, la restauration des sites après exploitation.

À travers cette démarche, l’État congolais entend renforcer la gouvernance du secteur minier et mettre fin aux pratiques laissant derrière elles des sites dégradés, au détriment des communautés locales et de l’environnement.

Ce moratoire, a-t-il soutenu, marque une étape importante dans la régulation du secteur extractif. Le ministre des Mines a rappelé que l’exploitation des ressources naturelles ne peut plus se faire sans garanties concrètes de réparation des impacts environnementaux.

 

WILLY ULENGU SAMUANDA

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