
Le deuxième Vice-Président du Sénat et poids lourd de l’Union Sacrée, Modeste Bahati Lukwebo, a tenu à clarifier ses récentes déclarations et à dissiper toute ambiguïté autour de sa conférence de presse du 4 mars 2026.
Dans une communication adressée à ses collègues sénateurs, il présente ses excuses pour toute incompréhension et réaffirme sa loyauté au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que son engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation.
Dans ce message interne, le professeur Bahati Lukwebo explique que plusieurs interprétations de ses propos ont été relayées de manière inexacte. Il évoque notamment une « cabale » autour du dossier relatif à l’acquisition de la succursale Bralima de Bukavu par Heineken, estimant que certaines lectures de ses déclarations ne reflètent pas la position qu’il entendait défendre.
L’ancien président du Sénat réaffirme par ailleurs son soutien aux initiatives visant à consolider la paix et la stabilité dans la région. Il cite notamment l’accord de Washington, tout en appelant au respect de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui plaide pour un cessez-le-feu et met en garde contre tout risque de balkanisation de la République démocratique du Congo.
S’agissant du débat sur la Constitution, Modeste Bahati Lukwebo indique que ses propos – « changer de mentalités avant de changer les textes » – ont été sortis de leur contexte. Selon lui, il n’a jamais exprimé d’opposition à une éventuelle révision constitutionnelle. Son intention, précise-t-il, était plutôt de suggérer que la question puisse être discutée au sein de l’Union sacrée, dans un cadre politique concerté.
Conscient des interprétations suscitées par ses déclarations, le deuxième vice-Président de la chambre haute dit regretter toute confusion. Il insiste sur sa fidélité au président de la République et sur sa détermination à poursuivre son action au sein de la majorité présidentielle.
WILLY ULENGU