
Les arrestations arbitraires de jeunes dans la commune de Ngaba, au centre de Kinshasa, ont suscité une vive réaction de l’autorité municipale lors d’une réunion du conseil de sécurité élargie, tenue samedi. Aimé-Francis Lolinga, le bourgmestre de la commune, a exprimé son indignation face à ces pratiques, soulignant la nécessité d’une action concertée pour y mettre un terme.
« C’est une plainte légitime et ce n’est pas nouveau. C’est pourquoi nous avons décidé, avec le Conseil de la Jeunesse, d’organiser ce comité local de sécurité pour en parler, dénoncer ces actes et avoir des éléments pour notre plaidoyer auprès des autorités policières et militaires », a déclaré Lolinga.
Il a également insisté sur l’importance de relayer les préoccupations des jeunes aux autorités compétentes.
« Nous devons mettre fin à ça. À Ngaba, on ne veut plus de cela. Je dois relayer tout ce que les jeunes ont dit ici pour que les forces de l’ordre prennent leurs responsabilités », a-t-il ajouté.
Le bourgmestre a précisé que le problème réside non pas dans l’autorité politico-administrative, mais plutôt dans des bavures policières. Il a appelé la jeunesse à s’impliquer activement dans la lutte contre ces abus et à dénoncer tout comportement incivique.
Cette rencontre visait à renforcer la collaboration entre les jeunes et les forces de l’ordre pour promouvoir la sécurité, la paix sociale et le vivre ensemble dans la commune. Les autorités policières présentes ont salué cette initiative, qui favorise un dialogue permanent entre la population et les services de sécurité.
Les jeunes de Ngaba, quant à eux, ont exprimé leur volonté de soutenir les actions des autorités locales pour faire de leur commune un espace plus sûr et dynamique.
Passy Kabuya