
Le directeur de la prison centrale de Kisangani, dans la province de la Tshopo, alerte sur une pénurie grave de vivres menaçant près de 1 400 détenus. En visite sur place, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a constaté l’ampleur de la crise.
Selon le responsable de l’établissement, Junior Okondji, les réserves actuelles se limitent à quelques sacs de haricots, de farine de maïs et du bois de chauffage.
« Dans trois jours, tout sera épuisé et nous aurons du mal à approvisionner notre dépôt », a-t-il déclaré, décrivant une situation qualifiée de « catastrophique ».
Le directeur souligne que depuis quatre trimestres, l’État n’a plus envoyé de dotations alimentaires à la prison. Les détenus survivent essentiellement grâce aux dons de tiers. « L’urgence pour le moment, c’est de nourrir les prisonniers. Je demande au ministre de la Justice d’être notre porte-voix auprès de la hiérarchie », a plaidé M. Okondji.

Cette crise met en lumière les défaillances structurelles du système carcéral congolais, où le manque de ressources et de suivi fragilise la dignité et la sécurité des détenus. Les autorités reconnaissent la nécessité d’une intervention rapide pour éviter une aggravation de la situation.
Au-delà de l’urgence alimentaire, ce cas illustre un défi plus large : celui de la gestion des établissements pénitentiaires en RDC, confrontés à des pénuries chroniques et à une dépendance aux aides extérieures.
Divine Atante