Kasaï-Central | Une proposition d’édit sur le statut des agents publics renvoyée au bureau d’études

L’absence d’un cadre juridique clair pour les agents publics au Kasaï-Central soulève des inquiétudes. Les députés se sont réunis pour examiner une proposition d’édit, mais ont décidé de privilégier une approche de consolidation.

Le lundi 27 avril 2026, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central s’est réunie en séance plénière dans la salle du Capitole, sous la présidence de l’honorable Guy SABANGU Kashala. À l’ordre du jour figurait l’examen d’une proposition d’édit portant sur le statut des agents de carrière des services publics provinciaux et locaux, initiée par le député provincial Jean MAZALA.

Un vide juridique préoccupant

Dans son exposé, Jean MAZALA a mis en lumière l’absence d’un cadre juridique provincial clair pour encadrer la carrière, les droits, les obligations et la discipline des agents publics locaux. Ce vide juridique, instauré depuis l’avènement de la troisième République, contribue à une insécurité juridico-administrative, favorise le favoritisme dans les recrutements et les promotions, et nuit à l’efficacité des services publics.

L’Honorable MAZALA a plaidé pour l’adoption de cet édit, qui s’inspire de la loi nationale sur le statut des agents de carrière de l’État. L’objectif est de doter la province d’un cadre adapté à ses réalités spécifiques, afin de renforcer l’autorité de l’État et d’améliorer la gestion des ressources humaines dans le secteur public.

Vers une harmonisation des textes

Lors des débats, un député a soulevé une motion de procédure, rappelant l’existence d’un projet d’édit similaire élaboré en 2019 par le gouvernement provincial, mais qui n’a jamais été examiné. Cette intervention a suscité des interrogations quant à la nature de la nouvelle proposition : s’agit-il d’un texte entièrement nouveau ou d’une révision de l’ancien document ?

Face à cette situation, les députés ont opté pour une approche de consolidation. Ils ont recommandé la fusion des deux textes en un seul document harmonisé, conformément aux dispositions du règlement intérieur.

À l’issue du vote, 16 députés ont voté en faveur du renvoi de la proposition au bureau d’études pour harmonisation avec le texte de 2019, tandis qu’une voix s’est prononcée contre et une autre s’est abstenue. Le bureau d’études est désormais chargé de produire une version consolidée qui sera soumise à une prochaine plénière pour un examen approfondi.

Anastasie Mimbolo

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