Kwilu 2 | Les autorités scolaires durcissent le ton contre les frais illégaux

À l’approche de la clôture de l’année scolaire 2025-2026, l’Inspection Principale Provinciale exige une transparence totale sur la gestion des frais de scolarité. Une mesure visant à protéger les élèves contre les rétentions abusives de bulletins.

L’heure est à la reddition de comptes dans la province éducationnelle du Kwilu 2. Jacques Djuma, Inspecteur Principal Provincial (IPP), a émis une directive contraignante à l’endroit des chefs d’établissements des cycles secondaire et préscolaire. Cette note officielle impose la transmission sans délai des rapports financiers détaillés portant sur l’intégralité des frais perçus au cours de l’exercice scolaire actuel. L’objectif est double : assurer la traçabilité des fonds publics et éradiquer les perceptions arbitraires qui parasitent souvent la fin de l’année civile scolaire.

Un cadre tarifaire strictement défini
L’autorité provinciale a jugé nécessaire de rappeler les dispositions de l’arrêté du Gouverneur de province, lequel fait office de boussole légale en matière de frais scolaires. Pour l’année 2025-2026, la charge financière agrégée s’élève à 2 500 francs congolais (CDF), se décomposant comme suit : 1 000 CDF pour l’obtention du bulletin et 1 500 CDF au titre du minerval. Ce montant, exigible dès le premier trimestre, constitue l’unique condition financière pour la validation administrative du parcours de l’élève.

Vers la fin de la rétention des bulletins
Le rappel de ces tarifs officiels vise à neutraliser une pratique courante mais illégale : le conditionnement de la remise des résultats à des paiements supplémentaires non réglementés. Selon la note de l’IPP, tout élève ayant honoré la somme de 2 500 CDF doit se voir remettre son bulletin de plein droit. Les chefs d’établissements, agissant en qualité de percepteurs, ainsi que les Sous-PROVED, sont désormais sous surveillance accrue. Toute irrégularité constatée dans la comptabilité ou tout abus de pouvoir à l’encontre des parents d’élèves exposera les contrevenants à des sanctions disciplinaires et administratives sévères.

Cette offensive de l’administration Djuma s’inscrit dans une volonté de restaurer l’orthodoxie financière au sein du système éducatif local. Dans un contexte économique fragile, le respect de ces tarifs officiels est perçu comme un levier essentiel pour garantir l’équité d’accès à l’éducation et apaiser les tensions sociales récurrentes lors des délibérations de fin d’année.

Dan Banze Lwaba

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