
Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a répondu ce vendredi à une interpellation parlementaire initiée par le député national Antoine Nzangi devant l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Cet exercice de contrôle parlementaire a permis au membre du gouvernement d’apporter des éclaircissements sur la gestion de son secteur et sur les réformes engagées au sein de l’administration publique congolaise.
« La redevabilité demeure un pilier essentiel de l’action publique », a rappelé Jean-Pierre Lihau devant les élus nationaux.
Au cours de son intervention, le Vice-Premier ministre a répondu aux préoccupations soulevées par l’auteur de l’interpellation en présentant des éléments jugés techniques et documentés sur plusieurs dossiers relevant de son portefeuille.
Face à la représentation nationale, le responsable de la Fonction publique a mis en avant les efforts entrepris pour moderniser l’administration congolaise. Il a notamment insisté sur les réformes visant à renforcer la transparence dans la gestion des ressources humaines de l’État, à améliorer les performances des services publics et à rapprocher davantage l’administration des attentes des citoyens.
« Une administration efficace est un levier indispensable du développement national », a-t-il soutenu.


Selon les informations communiquées lors de cette séance parlementaire, les échanges ont également porté sur la gouvernance administrative et sur les mécanismes destinés à renforcer la qualité du service public. Le Vice-Premier ministre a affirmé que les réformes engagées s’inscrivent dans la vision globale du gouvernement visant à améliorer l’efficacité de l’appareil étatique.
L’exercice s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire prévu par la Constitution, qui permet aux députés nationaux d’interroger les membres du gouvernement sur la conduite de leurs missions.
« La reddition des comptes contribue à renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens », ont souligné plusieurs observateurs de la vie politique congolaise.
Ces dernières années, la question de la réforme de l’administration publique est revenue de manière récurrente dans les débats institutionnels en République démocratique du Congo. Plusieurs initiatives ont été annoncées pour assainir les fichiers des agents publics, rationaliser la gestion des effectifs et améliorer les conditions de travail des fonctionnaires. Les autorités ont régulièrement présenté ces mesures comme des étapes nécessaires pour construire un État plus performant et plus proche des préoccupations de la population.
La séance consacrée à l’interpellation de Jean-Pierre Lihau intervient ainsi dans un contexte où les attentes restent importantes concernant la modernisation de l’administration congolaise. Les prochaines évaluations parlementaires et la poursuite des réformes engagées permettront de mesurer concrètement leur impact sur le fonctionnement des services publics. Pour de nombreux citoyens, le véritable enjeu demeure la traduction de ces engagements en résultats visibles dans leur quotidien, notamment en matière de qualité des services rendus par l’État.
Willy Ulengu Samuanda