Kasaï Central : Muhindo Nzangi offre l’or vert aux jeunes – cacao, café et palmier gratuits pour relancer Tshibashi et Nkanji

Kananga, 1er octobre 2026 – Il n’est pas venu les mains vides. Au Kasaï Central, à l’ITA Tshibashi et à Nkanji, le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a sensibilisé les communautés locales aux bonnes pratiques agricoles et lancé la distribution gratuite de plantules de cacaoyer, de caféier et de palmier à huile.

Une opération coup de poing à la veille du lancement officiel de la campagne agricole 2026-2027 prévu à Mbuji-Mayi.

Fin de l’agriculture de subsistance, début de l’agriculture qui paie

Face aux élèves agronomes de l’ITA Tshibashi, aux chefs de groupement et aux jeunes désœuvrés de Nkanji, le ministre a été clair : le maïs nourrit une saison, le cacao nourrit une génération.

Cette initiative vise à :

– Promouvoir les cultures pérennes à forte valeur ajoutée

– Diversifier les activités agricoles pour ne plus dépendre uniquement du manioc et du maïs

– Encourager l’implication des jeunes dans le développement du secteur agricole et local

A Tshibashi, institut technique agricole qui forme l’élite verte du Kasaï, le message est passé : chaque étudiant doit devenir un planteur modèle dans son village.

A Nkanji, zone à fort potentiel mais longtemps oubliée, la distribution de palmier à huile sonne comme une revanche. La province qui importe de l’huile peut devenir celle qui en exporte.

Des plantules gratuites, mais suivies

Ce ne sont pas des plantules sauvages. Ce sont des variétés améliorées issues du programme de pépinières communautaires lancé par Muhindo Nzangi.

Et nouveauté : chaque bénéficiaire sera suivi. Comme à Beni où l’ONAPAC vient de distribuer 16.000 palmiers avec obligation de mise en terre contrôlée par les agronomes, le même mécanisme sera appliqué au Kasaï Central.

On ne distribue pas pour jeter en brousse, on distribue pour produire.

Le pari de la jeunesse

Dans son discours, le ministre a martelé le modèle des 4C : vivrier, maraîcher, petit élevage, pérennes. Et il a insisté : un jeune qui plante 1 hectare de cacao aujourd’hui, c’est un millionnaire dans 4 ans. C’est plus rentable que la moto-taxi.

Une manière de fixer les jeunes au village, de lutter contre l’exode et de créer de l’emploi durable.

Après le Sankuru où il a promis des tracteurs pour le riz, après Beni avec les palmiers, Muhindo Nzangi fait du Kasaï Central le laboratoire de sa promesse : faire de la RDC le premier producteur mondial de cacao en 5 ans.

A Tshibashi et Nkanji, les trous sont déjà creusés. Reste à les entretenir.

 

PASSY KABUYA 

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