
De violentes pluies accompagnées de vents forts ont frappé Kananga jeudi 8 octobre, causant d’importants dégâts matériels. Le quartier Katoka 3 figure parmi les zones les plus touchées, tandis que les dommages enregistrés au complexe scolaire La Renaissance relancent les interrogations sur la résistance de cette infrastructure récemment réhabilitée.
À Katoka 3, une dizaine de maisons se sont totalement écroulées sous l’effet des intempéries. Plusieurs toitures ont également été emportées, laissant des familles sans abri et contraintes de passer la nuit à la belle étoile.
Mais au-delà des habitations endommagées, l’attention s’est rapidement portée sur le complexe scolaire La Renaissance, ancien Athénée royal de Kananga.


Réhabilité et remis en service au début du mois de septembre, avec un financement de la Banque mondiale et du gouvernement congolais, l’établissement regroupe treize écoles et accueille plus de 7 500 élèves.
Un peu plus d’un mois après sa réouverture, les vents du 8 octobre ont arraché une partie des tôles de l’allée couverte. Les bâtiments abritant les salles de classe n’ont toutefois pas été directement détruits, selon les premières informations disponibles.
Ces dégâts suscitent désormais des interrogations au sein de la société civile locale.
Daniel Ntumba Tshimanga, coordonnateur provincial de Debout Congolais pour le Développement Durable, estime que l’incident doit pousser les autorités à vérifier la qualité des travaux réalisés.
« Avec un simple vent quelques tôles sont emportées. Et pourtant nous sommes encore au début de la saison de pluie », a-t-il déclaré, appelant également l’État à demander des explications aux entreprises ayant exécuté le chantier.
La société civile réclame notamment une vérification de l’utilisation des fonds affectés au projet, le retour des entreprises pour les réparations nécessaires et une évaluation technique des infrastructures avant l’intensification de la saison des pluies.


L’incident intervient alors que la réouverture de La Renaissance avait été présentée comme l’un des principaux investissements récents dans les infrastructures scolaires du Kasaï-Central.
À ce stade, aucun élément disponible ne permet cependant de conclure à une malfaçon généralisée. Les dégâts enregistrés posent plutôt une question désormais centrale : comment garantir la durabilité d’un ouvrage public récemment livré face aux premières intempéries importantes ?