Kinshasa-INRB | L’INOHA lance un master le lundi 5 mai pour modéliser la santé globale et prévenir les crises sanitaires

C’est une première. Le lundi 5 mai 2025, l’Institut National de One Health pour l’Afrique (INOHA) de l’Université de Kinshasa, avec le soutien d’une pléiade d’institutions internationales, donnera le coup d’envoi officiel du Master de Modélisation Appliquée en Santé Globale – alias MASG – dans l’amphithéâtre de l’INRB. Une cérémonie qui s’annonce aussi académique que stratégique, dans un monde où virus, climat et société dansent désormais un dangereux tango.

Derrière l’acronyme MASG, une ambition : former une nouvelle génération de cerveaux capables de modéliser le vivant, de décrypter les liens complexes entre santé humaine, animale et environnementale. Le paradigme du One Health, jusqu’ici brandi comme slogan par les institutions sanitaires mondiales, semble vouloir ici prendre racine à Kinshasa – pour de bon.

Au programme : un cocktail dense entre discours officiels, présentations académiques et interventions scientifiques de haut vol. Didier Bompangue et le Pr Jean-Jacques Muyembe – figures incontournables de la santé publique congolaise – ouvriront le bal. Suivront les prises de parole des partenaires de la coopération française, du PDSS et de représentants des ministères congolais. L’idée ? Tisser la toile d’un savoir utile, ancré dans les réalités du terrain.

Sept chercheurs, venus de France, du Burundi, d’Afrique du Sud, se succéderont au pupitre. Camille Besombes (Sciences Po) parlera des relations homme-animal-environnement. Julio Benavides (IRD) évoquera la modélisation comme outil de prévention des zoonoses. Jessica Abbate (EpiWise) dévoilera un dispositif pour anticiper les épidémies. Et Georges-Noël Longandjo (Université de Cape Town) posera une question dérangeante : que sait-on réellement du climat congolais ?

Avec ce master, c’est un signal clair que l’INOHA et ses partenaires envoient : la RDC ne sera plus simple spectatrice des crises sanitaires. Elle entend en devenir actrice, armée d’algorithmes, de données satellites et d’analyses croisées. La santé globale n’est plus un luxe académique ; c’est une condition de survie.

ANGE ALOKI

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