Moscou | Félix Tshisekedi révèle une confidence de Joseph Kabila sur le Rwanda et dénonce la continuité AFDL-FRN

Devant la diaspora congolaise à Moscou, le 30 octobre 2026, Félix Tshisekedi a révélé une conversation privée datant de la coalition FCC-CACH avec Joseph Kabila, tout en accusant son prédécesseur de s’être allié à ceux qu’il tenait pour responsables de la mort de son père.

En marge du sommet Russie-Afrique à Moscou, le président Félix Tshisekedi a rencontré la communauté congolaise vivant en Russie. Une intervention offensive, où Joseph Kabila était au centre des propos.

Selon le chef de l’État, à l’époque où le FCC de Joseph Kabila et le CACH de Félix Tshisekedi gouvernaient ensemble, son prédécesseur lui aurait confié :

« Ces Rwandais, je ne les aime pas, ce sont eux qui ont tué mon père. »

Félix Tshisekedi ajoute que, dans le récit que Kabila lui aurait fait, l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001 aurait été orchestré par le Rwanda, en complicité avec certains Libanais.

Le président s’interroge alors :

« Quelqu’un dont le père a été tué par ces gens accepte aujourd’hui de redevenir leur esclave. Cela en dit beaucoup. »

Cette sortie n’est pas isolée. Kinshasa présente le nouveau mouvement politico-militaire FRN, dirigé par Joseph Kabila, comme le successeur de l’AFC/M23. Pour Félix Tshisekedi, il s’agit de la même logique que l’AFDL de 1997.

L’AFDL est la coalition qui avait renversé Mobutu avec le soutien militaire du Rwanda et de l’Ouganda et porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir. Le FRN est, lui, présenté par Kinshasa comme la continuité de l’opposition armée soutenue par Kigali.

Pour le président, l’objectif serait de « rétablir l’ordre instauré en 1997 », sous couvert de libération, mais pour « maintenir la population dans l’esclavage ». Il rappelle que Mzee Kabila lui-même avait fini par vouloir s’affranchir de ses alliés rwandais, mais trop tard, alors qu’il était déjà infiltré.

Le chef de l’État a toutefois tenu à distinguer le peuple rwandais du régime de Kigali.

« Notre ennemi, c’est Kagame et son groupe, pas le peuple rwandais », a-t-il affirmé.

Il a aussi posé ses conditions pour le futur dialogue national : seuls pourront y participer ceux qui n’ont « rien à voir avec le Rwanda ».

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de Joseph Kabila n’a été publiée à ce stade sur cette confidence rapportée.

Freddy Millions Mbwebwe

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