
Le commerce extérieur, levier essentiel du développement économique, a été au centre des discussions lors d’une conférence-débat organisée à Kinshasa ce vendredi 3 janvier 2025, sur le thème « L’apport du commerce extérieur dans le développement de la RDC ».
Cette rencontre, initiée par des acteurs clés de la politique et de l’économie congolaises, a rassemblé des personnalités issues de divers horizons, notamment SE Julien Paluku Kahongya, Ministre du Commerce extérieur, et le Professeur et député national, l’honorable Godé Mpoy, spécialiste de la fiscalité.


La participation des cadres du parti Alliance pour une Génération Citoyenne, (AGC) cher à l’honorable Thierry Mulumba, a également conféré une dimension politique et stratégique à cet événement.
Le rôle stratégique du commerce extérieur

Dans son allocution, Julien Paluku Kahongya a insisté sur l’importance du commerce extérieur pour la République Démocratique du Congo, un pays aux vastes richesses naturelles, mais confronté à des défis majeurs en matière de diversification économique. Il a plaidé pour une meilleure intégration de la RDC dans le commerce mondial et pour la valorisation des produits locaux, estimant que ces mesures sont cruciales pour réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées.
« Le commerce extérieur est un outil stratégique pour la croissance économique. La RDC doit s’ouvrir davantage aux marchés internationaux et améliorer ses infrastructures logistiques pour maximiser ses exportations », a-t-il déclaré.

Julien Paluku a également mis en avant les opportunités offertes par les accords régionaux et internationaux, notamment ceux liés à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), qui pourraient stimuler les exportations congolaises, notamment dans le secteur agricole, et renforcer la compétitivité des entreprises locales.
La fiscalité, un pilier pour des échanges fluides

Le Professeur Godé Mpoy, pour sa part, a souligné le rôle fondamental de la fiscalité dans la facilitation des échanges commerciaux internationaux. Selon lui, l’un des principaux freins au commerce extérieur en RDC est la lourdeur administrative et la complexité du système fiscal. Il a plaidé pour une simplification des procédures et pour la mise en place d’un environnement fiscal stable et prévisible.
« Une fiscalité claire et cohérente est indispensable pour attirer les investisseurs étrangers et encourager les entreprises locales à se développer à l’international », a-t-il affirmé.

Les cadres du parti AGC, représentés par leur secrétaire générale, ont également participé aux débats, insistant sur la nécessité de soutenir les initiatives économiques locales à travers des réformes structurelles.
Inclusion des acteurs locaux et réduction de la pauvreté

Un point crucial soulevé au cours de la conférence a été l’importance d’impliquer les acteurs locaux dans les décisions économiques. Cette démarche garantirait que les retombées du commerce extérieur profitent à toutes les couches de la société, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté.
Une vision pour l’avenir
En conclusion, cette conférence-débat a mis en lumière le rôle central du commerce extérieur et de la fiscalité dans le développement économique de la RDC. Les intervenants ont convenu que, malgré les défis existants, tels que le manque d’infrastructures et la complexité des régulations fiscales, des solutions existent pour améliorer la fluidité des échanges commerciaux. La modernisation du système fiscal et l’ouverture aux marchés internationaux devraient figurer parmi les priorités du gouvernement.

Cet échange enrichissant a ouvert de nouvelles perspectives, mettant en évidence la nécessité d’un engagement accru des acteurs politiques et sociaux pour faire du commerce extérieur un véritable moteur de progrès économique en RDC.