
Dans la chefferie de Bahema Banywagi, en territoire de Djugu, province de l’Ituri (nord-est de la RDC), 1 027 arbres d’ombrage ont été plantés sur le site des déplacés de Nyamusasi. Cette action fait partie d’une initiative plus large visant à sensibiliser la population locale à l’importance de la protection de l’environnement et à la lutte contre le réchauffement climatique.
La campagne, conduite par la coordination provinciale de l’environnement, a été accompagnée de l’installation d’une pépinière de 10 000 plantules, en vue de futurs reboisements. En plus de cela, une brigade de reboisement a été mise en place pour assurer la pérennité des plantations. Faustin Ngalori Schombe, chef de bureau en charge du reboisement, a expliqué que l’objectif était de sensibiliser les déplacés et leurs familles d’accueil aux enjeux environnementaux.
Au total, 250 ménages du site de Nyamusasi ont été sensibilisés à la nécessité de planter des arbres. L’objectif principal de cette campagne était d’impliquer les chefs de ménage ainsi que les familles d’accueil dans la lutte contre le réchauffement climatique, un phénomène qui affecte déjà les écosystèmes locaux. Les problèmes sont nombreux : coupe de bois pour la construction d’abris, bois de cuisson, et autres usages qui nuisent à l’environnement.
Les bénéficiaires de cette campagne se sont montrés particulièrement enthousiastes. Les chefs de ménage ont exprimé leur joie et leur satisfaction d’avoir été choisis pour participer à cette initiative. Ils ont promis de jouer un rôle actif dans la préservation de l’environnement, notamment en plantant des arbres et en prenant soin des nouvelles plantations.
Cette initiative de reboisement a pour but de restaurer l’écosystème de la zone lacustre de Nyamusasi, tout en sensibilisant les déplacés sur les pratiques durables. En plus de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, cette campagne devrait également améliorer la qualité de vie de la communauté, en offrant des zones d’ombre et en renforçant la résilience face aux aléas climatiques.
ANGE ALOKI