
Le marché Tshinseleka, situé dans la commune de Katoka, est l’un des plus grands centres d’approvisionnement en vivres bios à Kananga. Il attire chaque jour une foule nombreuse, des simples citoyens aux autorités locales, venus s’y procurer des produits frais et typiques du Kasaï.
Dans ce marché, on trouve de tout : fruits, viandes fraîches d’animaux et d’oiseaux de brousse, poissons tout juste pêchés dans les rivières du Kasaï-Central, champignons, chenilles, et bien d’autres spécialités locales.


Malgré son importance, le marché Tshinseleka est dans un état déplorable. Aucune infrastructure digne de ce nom : les vendeurs exposent leurs marchandises à même le sol, avec tous les risques sanitaires que cela implique.
« Je viens ici chaque soir pour acheter des vivres bios, parce que j’aime manger naturel », explique Maître Michel Muteba Nkashama, juriste et acteur politique, rencontré sur place.


Comme lui, de nombreux habitués dénoncent le manque d’entretien et de modernisation du marché.
Les commerçants, eux, n’en peuvent plus. Tshibola Chantal, vendeuse de champignons, tire la sonnette d’alarme :
« Nous vendons nos produits à même le sol, ce n’est pas normal ! Les autorités doivent construire un vrai marché pour que nous puissions vendre dans de bonnes conditions et éviter les maladies. »


Face à cette situation, les vendeurs et clients attendent une réaction rapide des autorités provinciales. Ce marché, qui nourrit Kananga et au-delà, mérite mieux qu’un abandon total.
ANDRÉ KATENDE