Kasaï central : deux mineures violées au cours du mois de mars, l’ONG FMMDI s’indigne

Alors que le monde entier célèbre dans ce mois, les droits de la femme, l’ONG “Femme main dans la main pour le développement intégral” (FMMDI), s’est indigné, ce vendredi 11 mars, de deux cas de viol commis sur des filles mineures, tout au long de ce mois dans les territoires de Kazumba et de Luiza, dans la province du Kasaï Central.

D’après la Directrice Pays de cette structure de défense des droits de la femme, Nathalie Kambala Luse, le drame a commencé dans le territoire de Kazumba où une jeune fille d’une dizaine d’années, qui, pourtant, n’en était pas à sa première aggression sexuelle, est, de nouveau, tombée, en rentrant chez elle, dans les mains de deux criminels qui ont abusé d’elle, lui infligeant, au passage, des coups et blessures.

Nathalie Kambala ajoute que cette fille, qui venait d’être accompagnée par cette structure, a été ramenée à Kananga pour une prise en charge médicale et psychosociale.

« La situation de la femme n’est pas reluisante au Kasaï Central. Alors que nous venons de lancer les activités du mois de mars édition 2022, une fille qui a survécu à un viol à Kazumba et prise en charge après notre accompagnement, est curieusement, sur son chemin de retour, a croisé deux boureaux qui ont encore une fois abusé d’elle tout en lui infligeant des coups et blessures », a-t-elle déploré.

Selon Nathalie Kambala, un autre cas de viol sur mineur a été répertorié au cours de ce mois de mars. Il s’agit d’un officier de police qui a abusé de la jeune sœur de son épouse en l’absence de cette dernière, dans le territoire de Luiza.

Tout en condamnant ces actes barbares commis au cours de ce mois dédié au combat pour le respect des droits de la femme, la directrice de l’ONG FMMDI, dit suivre de près cette situation jusqu’au verdict final.

« D’abord, nous pointons du doigt toute tentative d’arrangement à l’amiable, qui inciterait à étouffer l’affaire. Pour cela, nous émettons le vœu de voir ces dossiers aller jusqu’au bout et plaidons pour que des audiences publiques s’organisent rapidement en vue d’apaiser les familles des victimes et lutter contre l’impunité », renchérit Nathalie Kambala.

Il sied de noter que les auteurs de ces barbaries ont été maîtrisés et se retrouvent entre les mains des éléments de la police nationale congolaise.

Sasa studio

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