Kinshasa : fixation arbitraire des prix des préservatifs (enquête)

La ville de Kinshasa est l’une des mégapoles les plus ambiantes de la RDC où certaines études ont révélé l’immensité des activités sexuelles surtout entre les partenaires occasionnels.

Bon nombre d’hommes  recourent à l’utilisation des préservatifs appelés condoms ou plus couramment capotes pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles et le VIH – SIDA. Cependant, lors d’une mini enquête effectuée dans certains points chauds de Kinshasa la capitale congolaise en l’occurrence le rond-point Victoire, rond-point Ngaba, la place des Huileries et la commune de Bandalungwa, il ressort une pénurie des préservatifs, qui ne dit pas son nom, dans plusieurs pharmacies et échoppes.

Du coup, le prix des condoms a galopé. Il est passé de 500 Fc à 1.000 Fc voire 1.500 FC. De rares témoignages qui ont pu filtrer racontent que trois pièces de capote se négociaient il y a plusieurs mois à 500 Fc, mais depuis le début du mois de juin courant, le prix varie entre 1.000 Fc et 1.500 FC suivant les endroits, surtout aux alentours des maisons de tolérance et des terrasses.

Interrogé à ce sujet, le Programme National MultiSectoriel de Lutte contre le VIH/SIDA crie à la spéculation.

Adonis Bope Responsable de communication au bureau PNMLS/Kinshasa, réaffirme la gratuité de distribution des condoms ou capotes par les acteurs de la société civile et les diverses structures sanitaires à tous les nécessiteux.

« Les préservatifs sont toujours distribués gratuitement par les acteurs de la société civile et dans les centres hospitaliers. Mais nous ne comprenons pas comment ces condoms sont vendus par certaines personnes qui s’évertuent même à spéculer sur le prix jusqu’à créer une rareté imaginaire », s’est exclamé Adonis Bope.

Il a également affirmé que pendant que les vendeurs clandestins des capotes ont inventé une possible rareté de ces produits dans quelques coins de Kinshasa.
En même temps, un lot important des préservatifs atteignent leur date de péremption faute d’usage dans le délai requis.

Voilà pourquoi le Programme National Multi-Sectoriel de Lutte contre le VIH-SIDA demande aux autorités compétentes de traquer toute personne qui se livre à la vente des capotes sensés être distribué gratuitement pour limiter la chaîne de contamination aux Infections sexuellement transmissibles (IST) ou Maladies sexuellement transmissibles (MST). Ni moins encore contre la propagation du VIH SIDA.

Basile Muya

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