
Noël n’a pas fait l’unanimité cette année dans la capitale du Haut-Katanga. Entre festivités, frustrations économiques et intempéries, les Lushois ont vécu cette journée de manière contrastée.
Pour certains habitants, Noël est resté synonyme de joie et de tradition. Les marchés et magasins ont vu affluer des parents désireux d’acheter des vivres ou des habits pour faire plaisir à leurs enfants. Ces familles, malgré les contraintes économiques, tenaient à marquer la nativité de Jésus-Christ avec éclat.
Cependant, une autre frange de la population a qualifié Noël de « non-événement ». Pour ces Lushois, inutile de se ruiner pour une fête.
« Inutile de s’affoler en engageant de fortes dépenses au point d’aller contracter des dettes », confie un habitant.
Cette prudence financière s’est également fait sentir chez les commerçants. Les vendeurs, qui espéraient une forte affluence, ont déploré la rareté des clients et leur difficulté à acheter aux prix proposés.

Comme pour compliquer la situation, une forte pluie s’est abattue sur la ville, perturbant les déplacements et les festivités. À cela se sont ajoutées des coupures d’électricité dans plusieurs quartiers, obligeant de nombreuses familles à passer la soirée dans le noir.
Malgré ces désagréments, les bars et débits de boissons ont connu une affluence importante. Les adeptes de la fête y ont trouvé un refuge pour profiter de la soirée.
D’un autre côté, les églises ont accueilli les fidèles venus glorifier Dieu, privilégiant une célébration spirituelle et recueillie.
MOÏSE KASHALA