
La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la réforme de son système judiciaire. Ce lundi 10 novembre 2025, la formation de 2 500 nouveaux magistrats a officiellement démarré à Kinshasa et à Lubumbashi, selon le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
D’une durée de trois mois, cette session intensive a pour objectif de renforcer les compétences techniques, l’éthique et la déontologie des futurs magistrats avant leur déploiement dans les juridictions du pays. À Kinshasa, 2 134 magistrats suivent les enseignements, tandis que 374 autres sont regroupés dans le centre de formation de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
Cette cohorte vient compléter la première vague de 2 500 magistrats déjà en fonction depuis 2023, tous issus du même concours national organisé en octobre 2022. Ensemble, ces recrutements traduisent la volonté des autorités de redynamiser un appareil judiciaire souvent critiqué pour sa lenteur et son manque de moyens.
Le président du CSM et de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, a salué ce progrès, rappelant l’engagement du Chef de l’État à recruter un total de 5 000 magistrats. Selon lui, ce vaste programme vise à consolider l’État de droit et à renforcer la lutte contre l’impunité, un défi majeur dans la gouvernance congolaise.
Autre annonce très attendue : le versement, dès ce lundi, des salaires et arriérés dus à ces nouveaux magistrats, restés plus d’un an sans rémunération malgré leur nomination par ordonnance présidentielle.
LUKEKA KALUME