
Les dernières mercuriales des produits miniers, couvrant la période du 11 au 16 mai 2026, révèlent une tendance contrastée sur les marchés internationaux. Si les métaux de base comme le cuivre et les valeurs refuges comme l’or marquent le pas, les minerais critiques liés à la transition énergétique, notamment le nickel et le cobalt, affichent une résilience notable.
La tendance est globalement baissière pour le « fleuron » des exportations de la République démocratique du Congo. Le cuivre, moteur de l’économie nationale, enregistre un léger recul pour s’établir à 13 024,25 dollars la tonne, contre 13 102,50 dollars la semaine précédente. Cette érosion touche également l’or, qui repasse sous la barre des 151 dollars, se fixant à 150,15 dollars le gramme. Ces fluctuations, bien que mineures, sont scrutées de près par le Trésor public congolais, dont les recettes dépendent étroitement de la redevance minière.
Le secteur des « 3T » (Étain, Tantale, Tungstène) n’échappe pas à cette morosité passagère. L’étain subit la correction la plus marquée, perdant plus de 500 dollars pour s’afficher à 49 283 dollars la tonne. Le tantale et le zinc suivent cette trajectoire descendante, illustrant une certaine prudence des investisseurs sur les marchés mondiaux des métaux industriels en ce milieu de deuxième trimestre.
Toutefois, le tableau n’est pas totalement sombre pour Kinshasa. Le nickel se distingue par une progression spectaculaire, bondissant de près de 1 600 dollars en une semaine pour atteindre 18 272,06 dollars la tonne. Le cobalt, minerai stratégique par excellence, maintient sa stabilité avec une hausse symbolique, s’échangeant à 55 607,70 dollars la tonne. Enfin, le germanium confirme son statut de niche lucrative avec une hausse de 3,7 %, une performance notable qui pourrait renforcer l’intérêt pour la valorisation locale des terrils.
Willy Ulengu Samuanda