
À l’initiative de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), une mission de bons offices s’est ouverte lundi 26 mai à Kinshasa. Objectif : renforcer le dialogue autour de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans un contexte de tensions persistantes avec le Rwanda.
La mission, qui se tient au Palais du Peuple jusqu’au 27 mai, a été décidée à la suite des réunions de Montréal en juillet 2024 et de Brazzaville en avril 2025. Elle marque une première concrétisation de l’engagement pris par l’APF pour appuyer les efforts de paix dans la région des Grands Lacs à travers la diplomatie parlementaire.



Pendant deux jours, les parlementaires francophones entendent consulter l’ensemble des acteurs politiques et sociaux congolais. Le programme prévoit notamment un suivi des accords de paix, la promotion du droit international humanitaire et l’attention aux violences faites aux femmes et aux filles dans les zones de conflit.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale congolaise, Vital Kamerhe, a salué l’initiative et appelé à une condamnation explicite du Rwanda. Il était accompagné du président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukondo.



Le président de l’APF, Hilarion Atong, a rappelé la volonté de son organisation de ne pas « rester silencieuse » face aux violences. Il a insisté sur la nécessité de « construire des ponts » entre élus congolais et rwandais, plutôt que d’alimenter les tensions.
Après Kinshasa, la délégation poursuivra sa mission à Kigali, dans une tentative de médiation entre les deux pays. Dans une région marquée par des décennies de conflits, les parlementaires espèrent que ce canal de dialogue contribuera, à terme, à rétablir la confiance.
ESPÉRANT DANIEL KAMBULU