
À moins de deux semaines de la clôture de la session ordinaire de mars, l’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, présenté ce lundi par le ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji Sangara, assisté de la vice-ministre des Finances, O’neige Nsele.
Conformément à l’article 26 de la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, cette révision budgétaire vise à ajuster certaines dispositions du budget initial adopté en début d’exercice.


Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a ouvert les travaux en invitant les députés à un examen rigoureux et responsable, dans un contexte marqué par l’insécurité croissante à l’Est du pays.
« Le budget en cours est un budget de guerre », a rappelé Aimé Boji.
Il a présenté les modifications principales, justifiées par les impératifs sécuritaires et les ajustements économiques.


📊 Quelques données clés :
- Recettes totales à fin décembre 2024 : 44 840 milliards de FC
- Déficit budgétaire : 182 milliards de FC
- Taux de réalisation des recettes courantes : 101,9 % (par rapport à une prévision de 25 473 milliards de FC)
Le débat autour de ce projet a été renvoyé à la Commission Économique, Financière et de Contrôle budgétaire, conformément à l’article 46, alinéa 3 du règlement intérieur, pour préserver les éléments classés « secret défense ».


En fin de séance, le rapporteur Jacques Ndjoli a également lu la composition de la commission spéciale chargée d’examiner le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation visant le ministre d’État Constant Mutamba.
ESPERANT DANIEL KAMBULU