Kasaï-Central | CADERSA alerte Tshikaji sur la montée des violences liées aux sextapes

Le Centre d’appui au développement rural et à la sécurité alimentaire (CADERSA) a mené, samedi, une séance de sensibilisation sur les violences liées aux sextapes auprès de la communauté de la zone de santé de Tshikaji, dans la commune de Nganza.

L’initiative, appuyée par le Programme alimentaire mondial (PAM), s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.

Environ 70 habitants — hommes et femmes — ont participé à cette activité. Selon Djimy Muula, chargé de projets au CADERSA, les cas de sextorsion se multiplient au Kasaï-Central : des vidéos et photos sont diffusées ou fabriquées pour extorquer de l’argent ou nuire à la réputation des femmes et des filles.

« Ces pratiques portent gravement atteinte à la dignité des victimes et de leurs familles. Elles provoquent une détresse psychologique et peuvent conduire au suicide », précise-t-il.

L’organisation a axé la formation sur les mécanismes de dénonciation et l’accompagnement des victimes. Les participants ont notamment été informés de l’existence du numéro vert 491111 et encouragés à saisir les autorités en cas de menace ou de diffusion de contenus intimes.

Pour Elysée Tshifuaka, l’une des participantes, la session a permis de mieux comprendre les démarches à entreprendre face à un cas de sextape. Elle affirme vouloir relayer à son tour les messages de prévention au sein de la communauté afin de renforcer la vigilance collective.

ANASTASIE MIMBOLO 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.