
Le marché central du territoire de Demba, au Kasaï-Centra, surprend par son intensité commerciale. Malgré son statut rural, il fonctionne comme un véritable carrefour d’approvisionnement, porté par une diversité de produits et un flux constant d’échanges.
Une descente effectuée mardi 9 décembre 2025 met en lumière un espace qui, par son activité, rivalise avec certains centres urbains de la région.



Dans ce marché, l’abondance frappe d’abord : huile de palme, manioc, céréales, condiments et autres denrées s’alignent en grandes quantités sur des étals soigneusement approvisionnés. Cette aisance apparente traduit surtout la détermination des commerçants locaux, hommes et femmes, qui continuent de travailler malgré des contraintes persistantes, notamment fiscales.
Parmi eux, Mme Tshilenga Elysée, vendeuse de manioc depuis plusieurs années, raconte une réalité mêlée d’opportunités et de difficultés. Cette activité lui permet d’assurer le revenu familial, en particulier la scolarité de ses enfants. Mais elle pointe un obstacle majeur : l’état des routes.
« Les pousseurs de vélos ont du mal à nous livrer les produits à temps, car les routes sont dans un état lamentable. Nous lançons un cri aux autorités pour stopper les érosions qui nous menacent », confie-t-elle.

L’enclavement demeure ainsi le principal frein à la pleine exploitation du potentiel commercial de Demba. L’amélioration des infrastructures routières apparaît indispensable pour stabiliser l’approvisionnement, soutenir les revenus des vendeurs et garantir l’accès de la population à ce marché dont elle dépend largement pour son alimentation.
ANASTASIE MIMBOLO