
La Fondation Thabo Mbeki organise, du 3 au 6 septembre à Pretoria, une conférence sur la paix et la sécurité à laquelle sont conviés les principaux acteurs de la scène congolaise. Objectif affiché : favoriser un dialogue intercongolais dans un contexte de crispation politique et sécuritaire.
Parmi les invités figurent des personnalités de premier plan : le Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe, le sénateur à vie Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi, Corneille Nangaa, Delly Sesanga, Martin Fayulu, Claudel Lubaya, Seth Kikuni, Jean-Jacques Lumumba, ainsi que des représentants de la société civile, des confessions religieuses et du gouvernement de Félix Tshisekedi.
La démarche, portée par l’ancien chef d’État sud-africain, s’inscrit dans la tradition de médiation que sa fondation mène sur le continent. Elle intervient à un moment où la scène politique congolaise reste traversée par des tensions, notamment autour de la gouvernance, des coalitions et de la sécurité dans l’Est du pays.
Reste à savoir si toutes les parties conviées répondront à l’appel. L’expérience récente montre que les initiatives extérieures peinent à obtenir un consensus, beaucoup d’acteurs redoutant d’y voir une remise en cause de la souveraineté nationale ou une tentative de repositionnement politique.
Pour Thabo Mbeki, qui fut l’un des artisans de l’accord de Sun City en 2002, l’enjeu est clair : renouer les fils d’un dialogue direct entre Congolais, dans l’espoir de désamorcer les tensions qui pourraient fragiliser davantage la stabilité du pays.
LUKEKA KALUME