Lubumbashi | La CSC clôture une série de formations sur le travail décent dans l’économie informelle

La Confédération syndicale du Congo (CSC) a clos, samedi 16 août, à Lubumbashi, une série d’ateliers consacrés aux droits et devoirs des travailleurs de l’économie informelle. Soutenue par Solidarité Mondiale et l’agence belge de coopération Enabel, l’initiative visait à renforcer la protection des catégories professionnelles les plus exposées aux abus.

Pendant trois jours, plusieurs acteurs du secteur informel ont été formés, notamment les employeurs de motocyclistes, les maraîchers et les responsables encadrant les creuseurs artisanaux. Ces sessions ont permis d’aborder les conditions de travail, les obligations des employeurs et la nécessité de promouvoir un environnement plus digne pour les travailleurs.

La rencontre de clôture, dédiée aux creuseurs artisanaux, a particulièrement insisté sur le poids économique de cette activité dans le pays et sur l’urgence de mieux encadrer les relations de travail.

« L’objectif est de sensibiliser à la dignité et au travail décent dans des secteurs souvent négligés par les politiques publiques », a résumé Madeleine Tshieja, coordinatrice nationale de la CSC, qui s’est dite satisfaite du déroulement des assises.

Les conclusions des échanges seront transmises aux autorités locales pour encourager le dialogue social et améliorer la gouvernance des filières artisanales. Selon les organisateurs, ces formations s’inscrivent dans un programme national plus large, conduit par la cellule CEC Économie informelle, avec l’appui conjoint d’Enabel et de Solidarité Mondiale.

Fort de cette première étape, le projet entend désormais élargir la démarche à d’autres catégories de travailleurs informels à travers la RDC, afin de placer le respect des droits et la dignité au cœur des politiques de l’emploi.

DAN BANZA

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