
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a inauguré, lundi 6 octobre, le nouveau campus de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi (UOM).
Cette cérémonie marque une étape décisive pour l’enseignement supérieur dans le Kasaï-Oriental, longtemps confronté à un manque criant d’infrastructures adaptées.


Érigée en trois ans, la nouvelle université se veut un modèle pour les établissements publics du pays. Le complexe compte trois bâtiments de deux étages : seize auditoires modernes de 200 places chacun, deux amphithéâtres de 400 places et un pavillon résidentiel comprenant 154 chambres pour les étudiants. Une bibliothèque moderne, une salle informatique et des espaces dédiés aux enseignants complètent les installations. Deux entreprises spécialisées ont été mandatées pour la maintenance et la sécurité du site.
« Ce jour, nous célébrons le passage de l’ère du bricolage à celui de la dignité », a déclaré le recteur, le professeur Apollinaire Cibaka Cikongo.
« L’Université est passée d’un hangar de la honte à des bâtiments de la dignité. »


Pour les autorités locales, cette inauguration est bien plus qu’un simple geste symbolique. Elle répond à un besoin de modernisation et de valorisation de l’enseignement supérieur dans une région où les jeunes étaient contraints de migrer vers d’autres provinces pour poursuivre leurs études.
« Il ne me manque plus rien pour aller étudier ailleurs. L’Université officielle de Mbuji-Mayi nous suffit », s’est réjoui Willy Muya, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental.
Le recteur Cibaka a déjà fixé les priorités de gestion : restructurer l’administration interne, inculquer une culture de responsabilité et d’entretien des infrastructures, et envisager une extension du campus pour en faire une véritable cité universitaire.
Lancée le 19 avril 2022, la construction de l’UOM aura duré 36 mois. Pour le gouvernement congolais, ce projet s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de doter chaque province d’institutions universitaires dignes et capables de répondre aux défis du développement local.
LUKEKA KALUME