Visite de la Ière Ministre au Kongo-Central | La Dynamique Lukula plaide pour la relance économique

En déplacement officiel au Kongo-Central, mardi 30 septembre au soir, la Première ministre a été accueillie à Lukula par une population mobilisée jusque tard dans la soirée. À cette occasion, la Dynamique Lukula (Dynalu), un cadre d’expression de la jeunesse locale, a remis un mémorandum appelant à une réhabilitation économique d’un territoire jadis prospère mais aujourd’hui fragilisé.

Signé par son président, Me Roger Thamba, le document rappelle que Lukula fut l’un des pôles industriels majeurs d’Afrique centrale, avec près de cinquante entreprises agro-industrielles et commerciales avant la désindustrialisation consécutive à la zaïrianisation. La jeunesse locale y voit désormais un territoire « dépouillé de ses ressources vitales », marqué par le chômage, l’exode rural et une pauvreté accrue.

Le plaidoyer met en avant plusieurs priorités : l’exploitation des sables bitumeux de Mavuma (800 millions de tonnes, 400 emplois attendus), la relance du projet pétrolier de Kipholo-Mvumbi (700 emplois), la réhabilitation des routes et le soutien à l’agro-industrie. La Dynamique insiste aussi sur la nécessité de réduire les importations pour stimuler la production locale.

Au-delà de l’économie, le mémorandum alerte sur les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité. L’usine de traitement de la Regideso, vétuste et sous-dimensionnée, ne répond plus aux besoins des agglomérations, tandis que l’offre de la SNEL reste irrégulière et coûteuse. La Dynamique appelle à de nouveaux investissements en infrastructures de base.

Le volet social n’est pas épargné : chômage massif, dégradation du niveau scolaire, précarité des enseignants, absence d’infrastructures sportives et culturelles. Le stade Ndala, jadis fierté locale, est aujourd’hui impraticable. Le mouvement plaide pour sa réhabilitation et la construction d’un centre culturel.

En conclusion, la Dynamique Lukula exhorte l’État à recourir davantage aux partenariats public-privé afin de traduire en actes les engagements présidentiels : création d’emplois, diversification économique, amélioration du pouvoir d’achat et renforcement des services sociaux. Tout en soutenant l’action de la cheffe du gouvernement, elle rappelle que « l’histoire s’écrit au présent et se raconte au futur ».

ANGE ALOKI

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