
Entre juin et septembre 2025, plus de 200 accidents de la route ont été enregistrés dans la province du Kasaï-Central, a indiqué lundi 13 octobre la Commission nationale de prévention routière (CNPR). Un chiffre préoccupant que son chef de division chargé des inspections routières, Dieudonné Kobo, attribue essentiellement au non-respect du code de la route, à la conduite en état d’ivresse et à la vitesse excessive.
Pour tenter d’enrayer cette recrudescence, la CNPR annonce l’organisation prochaine de séances de recyclage destinées aux conducteurs de véhicules et d’engins non motorisés.
« La méconnaissance du code de la route reste un facteur majeur », a souligné Dieudonné Kobo, évoquant également les perturbations liées à certains chantiers urbains où la coordination entre usagers, entrepreneurs et autorités routières demeure insuffisante.
Le responsable provincial plaide pour un appui concret du gouvernement du Kasaï-Central afin de renforcer les campagnes de sensibilisation au civisme routier. Objectif : rappeler les règles élémentaires de conduite et prévenir les comportements à risque qui continuent d’endeuiller les routes de la province.
Ce constat s’inscrit dans une tendance déjà observée à Kananga, où plus de 1 000 accidents avaient été recensés en 2024, causant 752 morts selon la CNPR. L’institution insiste sur la nécessité d’une action concertée entre autorités, forces de l’ordre et associations de transporteurs pour freiner l’hécatombe routière dans la région.
LUKEKA KALUME