
De retour d’une mission officielle de dix jours en Chine, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a assuré lundi 17 novembre que la coopération sino-congolaise entre dans « une nouvelle phase », marquée par une intensification des projets dès début 2026.
Il a fait cette déclaration à son arrivée à l’aéroport international de N’Djili, où il a présenté les grandes lignes des engagements obtenus.


Selon le ministre, la délégation congolaise a visité cinq provinces chinoises et rencontré plusieurs acteurs majeurs du secteur. « La dynamique de construction impulsée par le président Félix Tshisekedi nécessite des solutions durables », a-t-il rappelé, estimant que la Chine reste « un partenaire stratégique » pour la modernisation des infrastructures nationales.
John Banza Lunda affirme que la mission a permis d’identifier des modèles techniques « simples et pratiques », qu’il souhaite adapter au contexte congolais. « Nous voulons que tout se fasse ici, sur le sol congolais », a-t-il insisté, affirmant que l’équipe a « gagné plusieurs années » en matière de planification grâce aux échanges menés en Chine.

Le ministre annonce également l’arrivée, « dans deux semaines », d’investisseurs chinois chargés de finaliser plusieurs accords opérationnels. Les premiers chantiers issus de ces partenariats devraient, selon lui, être visibles « dès le début de l’année prochaine ». « Ce sera une révolution », assure-t-il.
Il met en avant les progrès déjà réalisés depuis 2019, évoquant un passage de 3 000 à 8 000 km de routes asphaltées. Le gouvernement vise désormais une couverture routière à l’échelle des 1,7 million de km² du territoire national – un objectif que le ministre décrit comme « ambitieux mais faisable ».
Les prochaines étapes comprendront la tenue, en décembre, de la première Conférence nationale sur les infrastructures, suivie en janvier d’une table ronde avec des constructeurs chinois à Kinshasa. Le ministre évoque également un projet de lignes ferroviaires à double voie pour relier les grandes villes du pays.

John Banza Lunda affirme, enfin, que la transformation des infrastructures demeure l’une de grandes priorités du Chef de l’État.
« Le président Tshisekedi marquera l’histoire », affirme-t-il, disant avoir reçu mandat d’accélérer et de structurer cette ambition nationale.
LUKEKA KALUME