
Dans la nuit de mardi à mercredi, la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a été frappée par une pluie sans relâche, plongeant plusieurs quartiers dans un chaos aquatique profond. Des artères entières sont devenues des rivières, emportant circulation et espoir.
Dès l’aube, les communes populaires de Masina, Limete, Ndjili et Kinsenso sont apparues noyées : maisons inondées, véhicules immobilisés, embouteillages monstres. Dans Limete, par exemple, la rivière a débordé, submergeant des parcelles entières.
Ce phénomène ne peut être vu comme un simple coup du sort : la mégapole de plus de 17 millions d’habitants est entravée par des infrastructures vieillissantes, l’absence de drains efficaces, et une urbanisation souvent anarchique. Le gouvernement l’a reconnu : le réseau d’évacuation des eaux pluviales est « devenu inopérant ».
Pour de nombreuses familles, c’est l’angoisse : perdre les biens amassés, voire la maison elle-même, voir la vie basculer en quelques minutes. À Kinsenso on signale un pylône électrique menacé par l’érosion, illustration dramatique de la fragilité des infrastructures.
Alors que la saison des pluies intensifie ses effets, Kinshasa doit affronter non seulement l’eau qui monte, mais aussi les failles de son système urbain. L’heure est à l’urgence, et à un appel à la solidarité et à la résilience.
Dan Banze lwaba