
La province du Maniema a lancé, samedi 29 novembre, les opérations de désarmement et de démobilisation des groupes armés dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Le processus, dirigé par le coordonnateur national du programme, vise à consolider une paix durable dans cette région marquée par l’activisme de plusieurs groupes armés.
Les ex-combattants, recensés depuis 2022, ont salué l’initiative, affirmant leur volonté de tourner la page des violences.
« Nous acceptons de déposer les armes pour la paix », a déclaré l’un d’eux lors de la cérémonie d’ouverture.
Le point focal provincial du P-DDRCS, Maître Amurani Yuma Bungias, a indiqué que 26 groupes armés ont été identifiés au Maniema.
« Nous avons environ 5 000 combattants prêts à déposer les armes et à rejoindre le programme », a-t-il précisé.
Le coordonnateur national, Jean de Dieu Désiré, a salué la “résilience” de la province, tandis que le gouverneur Mussa Kabwankubi a appelé la population à s’approprier le processus.
« La finalité de ce programme, c’est la paix. Sans la paix, il ne peut y avoir de développement », a-t-il rappelé, invitant les communautés à accompagner cette nouvelle phase.
L’opération, lancée à Kindu, doit être étendue dans l’ensemble des territoires du Maniema. Elle s’inscrit dans la démarche nationale menée par le P-DDRCS, qui revendique déjà 4 493 ex-combattants réinsérés dans d’autres provinces et vise la démobilisation de 80 % des effectifs recensés d’ici trois ans.
LUKEKA KALUME