
À l’Académie militaire de Kananga, 300 élèves officiers finalistes de la 37ᵉ promotion ordinaire ont soutenu leurs mémoires du 5 au 10 janvier 2026. Parmi eux, neuf officiers stagiaires venus de la République centrafricaine, signe de l’ouverture régionale de cette institution de formation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Ces soutenances constituent l’ultime étape d’un cycle de trois années de formation militaire couplée à un enseignement supérieur en sciences sociales et sciences appliquées. Conformément au système LMD, les candidats visent l’obtention du diplôme de licence, préalable à leur élévation au grade de sous-lieutenant.

Avant la défense proprement dite, les élèves officiers ont été soumis à une série d’évaluations, notamment en méthodologie ainsi qu’aux tests de reconnaissance et d’exploitation des renseignements d’intérêt militaire (REEI). Les mémoires ont ensuite été examinés par des jurys composés d’enseignants issus des institutions supérieures et universités publiques et privées de Kananga.
La supervision générale de ces travaux a été assurée par le commissaire provincial du Kasaï Central, le général de brigade Kabeya Tshanyi Magnat, qui a présidé la clôture de cette session académique. À cette occasion, le professeur Théo Mwamba, enseignant en sciences sociales à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et membre du jury, a souligné, lors d’un entretien accordé à la presse, « l’importance de la rigueur scientifique dans la formation des cadres militaires appelés à assumer des responsabilités opérationnelles et citoyennes ».

Cette 37ᵉ promotion se distingue également par la présence de 26 femmes, dont une issue du contingent centrafricain, illustrant une féminisation progressive des effectifs au sein des académies militaires de la région.
PASSY KABUYA