RDC – Industrie Minière | À l’UOM, l’Hon. Thierry Mulumba expose sur sa proposition de Loi portant transformation locale et développement des chaînes de valeur des minerais

Les échanges sur l’industrialisation minière en République Démocratique du Congo ont effectué une nouvelle escale, ce mercredi 18 février 2026, à l’Université Officielle de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental.

Dixième établissement universitaire à accueillir cette tournée nationale, l’institution a servi de cadre d’échanges autour d’un enjeu stratégique : passer de la simple extraction à la valorisation des minerais par la transformation locale.

À l’initiative du Député National Thierry Mulumba Mpandanjila, porteur de la proposition de loi-cadre sur la transformation locale et le développement des chaînes de valeur des substances minérales en RDC, déposée à l’Assemblée Nationale le 29 octobre 2025, la rencontre a réuni professeurs et étudiants autour d’un diagnostic sans détour de l’industrie minière en RDC, ainsi que des objectifs poursuivis par ladite Loi, notamment : maximiser la valeur ajoutée locale, soutenir une industrialisation durable, renforcer la souveraineté économique nationale, accroître les recettes publiques, encourager les investissements structurants, développer les compétences locales, garantir le transfert des technologies, favoriser la création d’emplois qualifiés et stables.

« Le Code minier encadre principalement l’exploration, l’extraction et la concentration des minerais. Cependant, toute la phase postérieure (le raffinage, la fabrication des précurseurs, des produits semi-finis et finis, le recyclage) n’était jusque-là réglementée par aucune législation spécifique », a rappelé l’élu.

Un vide juridique qui rend difficile le développement des chaînes de valeur des substances minérales en RDC, causant une perte de la valeur ajoutée locale ainsi que des opportunités industrielles des maillons de la phase post-extractive qui représentent 90% de la valeur des produits miniers.

L’inexistence d’un cadre légal clair limite aussi la capacité du pays à attirer des investissements structurants.

La Loi Mpandanjila vise donc à intégrer juridiquement toutes les activités post-extraction.

Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et numérique, ainsi que les rivalités géopolitiques croissantes autour des minerais critiques et stratégiques, les grandes puissances (États-Unis, Chine, Union européenne, etc) cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. L’Honorable Thierry Mulumba a donc insisté sur la nécessité pour la RDC, dotée d’un potentiel géologique exceptionnel, de définir une stratégie globale de positionnement dans les chaînes de valeur mondiales.

En se limitant à exporter les minerais à l’état brut, la RDC ne capte en moyenne que 10 % de la valeur finale, car la véritable richesse se trouve dans la transformation. Prenant l’exemple du diamant industriel (board) dont le pays est le 3ème producteur mondial, le député national Thierry Mulumba a évoqué les applications de ce minerai dans l’industrie nucléaire, l’électronique, la médecine, la haute technologie et la défense. D’où la nécessité de rajouter de la valeur localement par la transformation et l’industrialisation.

Une démarche que l’élu inscrit dans la Vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, plaçant l’industrialisation au cœur du programme national.

La Loi Mpandanjila ouvre donc la voie à une transformation structurelle de l’économie congolaise fondée sur la valeur ajoutée et l’industrialisation.

Mais au-delà du texte, le Député a lancé un appel direct au monde académique à co-construire l’avenir industriel de la RDC Un concours interuniversitaire a donc été lancé à travers plusieurs universités pour : élaborer les scenarios de croissance économique résultant de la mise en oeuvre de la Loi Mpandanjila, proposer une politique de positionnement de la RDC dans le contexte de la transition énergétique et numérique, identifier et analyser des projets industriels de transformation locale des substances minérales adaptés d’intérêt pour les Gouvernements Central et Provinciaux, identifier et analyser des projets intersectoriels complémentaires aux projets industriels de transformation des minerais.

Pour le Parlementaire, les défis sont connus (énergie, infrastructures, financement, gouvernance), mais aucun pays ne s’est industrialisé sans les affronter.

« Un processus de transformation locale évolutive est possible grâce à un approvisionnement progressif et maîtrisé des minerais, combiné à une construction programmée des infrastructures ».

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