RDC | Jean-Marc Kabund plaide pour un dialogue politique inclusif face aux risques de fragmentation nationale

En République démocratique du Congo, dans un climat politique marqué par la crispation et la défiance, l’opposant Jean-Marc Kabund appelle à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour préserver l’unité nationale. L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui figure de l’opposition, estime que la gravité de la situation sécuritaire et institutionnelle impose un changement d’approche.

Ancien allié du président Félix Tshisekedi, Kabund assume désormais une ligne critique. Libéré en février 2025 après une condamnation pour « outrage au chef de l’État », il affirme que sa rupture avec le pouvoir procède de divergences de fond sur la gouvernance et la gestion des crises. Selon lui, la polarisation croissante du débat public et l’absence de consensus politique fragilisent davantage le pays.

Son analyse se concentre notamment sur la situation persistante dans l’Est, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’insécurité continue d’affecter les populations civiles. Pour Kabund, les réponses exclusivement sécuritaires montrent leurs limites. Il défend l’idée d’un cadre de concertation élargi, incluant les forces politiques, la société civile et, dans une perspective de sortie de crise, les groupes armés actifs dans la région.

L’objectif affiché est de « panser les plaies » et de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Cette proposition, qui suscite déjà débats et réserves dans certains cercles politiques, se veut une tentative de dépasser les clivages actuels. Kabund insiste sur la nécessité de replacer l’intérêt national au centre des priorités, au-delà des rivalités partisanes.

Willy Ulengu Samuanda

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