
En République démocratique du Congo, la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique demeure un enjeu crucial pour la gouvernance. Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a récemment dirigé une séance stratégique avec les membres du Conseil d’administration de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP), visant à renforcer les mesures préventives contre la corruption.
Sous l’égide du ministère de la Fonction publique, l’OSCEP a pour mission d’améliorer l’intégrité dans la gestion des affaires publiques et d’encourager une culture éthique au sein des institutions. Lors de cette rencontre, Lihau a souligné l’importance de la prévention comme premier rempart pour assurer la transparence et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
« La prévention est essentielle pour garantir une gestion publique transparente. Nous devons renforcer les mécanismes de contrôle interne et encourager la dénonciation des actes contraires à l’éthique », a-t-il déclaré.
Il a également plaidé pour l’instauration d’une culture de responsabilité au sein des services publics.
Jean-Pierre Lihau, en poste depuis 2021, s’est engagé à moderniser l’administration congolaise, en mettant l’accent sur la moralisation des agents publics et le respect des principes déontologiques. Cette initiative s’inscrit dans un contexte national où de nombreuses actions institutionnelles visent à combattre la corruption, notamment la création d’organismes spécialisés pour prévenir et sanctionner les abus.
À travers cette séance d’orientation, le gouvernement congolais aspire à renforcer le rôle de l’OSCEP en tant qu’outil de surveillance et de sensibilisation, promouvant ainsi l’éthique dans la fonction publique. L’objectif est clair : établir une administration intègre et responsable, condition essentielle pour améliorer la gouvernance et favoriser le développement du pays.
Dan Banze Lwaba