RDC | Le transport transfrontalier se réorganise pour favoriser les acteurs locaux

L’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé, en partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo, vient d’annoncer une réforme majeure dans le transport transfrontalier. Cette nouvelle réglementation impose aux entreprises opérant dans le fret d’allouer 50 % de leurs activités aux transporteurs nationaux.

L’objectif est de renforcer le contenu local dans un secteur longtemps dominé par des opérateurs étrangers. Aujourd’hui, les transporteurs congolais ne représentent qu’environ 1 % du transport des minerais stratégiques, notamment le cuivre, qui constitue un pilier de l’économie nationale.

À l’origine de cette initiative, les concertations entre le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, et la Fédération des Entreprises du Congo ont souligné la nécessité de rééquilibrer la chaîne de valeur des exportations minières au profit des acteurs locaux.

La réforme prévoit une période de transition de 60 jours, permettant aux entreprises de se conformer progressivement aux nouvelles exigences. Elle vise à accroître la participation des transporteurs congolais, générant ainsi des revenus locaux supplémentaires, des emplois et le renforcement des capacités nationales dans un secteur stratégique.

Si l’enjeu économique est évident, la mise en œuvre soulève déjà des interrogations : capacité logistique, compétitivité et organisation du secteur demeurent des défis à relever pour garantir le succès de cette politique.

DAN BANZE

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