
Le Président de la République Félix Tshisekedi a ouvert, ce lundi 27 mai 2026, les travaux des premiers États généraux des Postes et Télécommunications, à l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC).
Ces assises, portées par le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique dirigé par le ministre de tutelle José Mpanda, visent à structurer en profondeur un secteur stratégique pour la transformation du pays.


Organisées du 27 au 29 avril et validées en Conseil des ministres en octobre 2025, ces rencontres s’inscrivent dans l’un des six engagements prioritaires du chef de l’État : faire du numérique un levier de développement, de réduction des inégalités territoriales et de renforcement du capital humain.
Dans son discours d’ouverture, le président de la République a posé le cadre : dans un monde marqué par l’accélération des flux numériques et informationnels, aucun pays ne peut prétendre à la croissance ou à la souveraineté en restant en marge. En République démocratique du Congo, les enjeux sont multiples : connectivité des territoires, désenclavement des zones rurales, amélioration de la qualité des services, mais aussi soutien à l’innovation, aux start-up et aux PME.
La question de la souveraineté numérique a occupé une place centrale. Face à la montée des cybermenaces et à la dépendance technologique, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de maîtriser les réseaux, de sécuriser les infrastructures critiques et de protéger les données nationales.


Pour encadrer les travaux, trois attentes ont été formulées : un diagnostic lucide de l’écosystème postal et télécom, une feuille de route opérationnelle et mesurable, et la mise en place d’un cadre permanent de concertation et de régulation. Autant d’orientations qui placent désormais le ministère sectoriel au cœur de la traduction concrète des réformes attendues.
Autre axe structurant : la relance de la Poste. Longtemps reléguée au second plan, elle est désormais envisagée comme un outil moderne d’intégration territoriale, de services financiers et de logistique. Le constat reste toutefois préoccupant : le réseau postal national demeure largement dégradé, avec un nombre limité de bureaux réellement opérationnels.
WILLY ULENGU