Dakar célèbre la 16ᵉ Biennale de la danse | L’Afrique en mouvement rend hommage à Mama Germaine Acogny

La capitale sénégalaise vibre au rythme de la 16ᵉ Biennale de la danse en Afrique, le plus grand rendez-vous continental dédié aux professionnels, artistes et chorégraphes du monde entier.

Cette édition, organisée à l’École des Sables du village Toubab Dialaw, rend hommage à Mama Germaine Acogny, figure emblématique de la danse africaine contemporaine, dont l’œuvre a façonné des générations de danseurs sur le continent et au-delà.

Vérification faite auprès du comité d’organisation et des archives de l’École des Sables, cette biennale est reconnue par l’UNESCO comme un patrimoine vivant de la formation artistique africaine. Elle accueille cette année plus de 25 compagnies internationales et 50 opérateurs culturels venus d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Les échanges, conférences et masterclasses s’y succèdent, confirmant le rôle de Dakar comme carrefour mondial de la création chorégraphique.

Parmi les invités, les professionnels congolais présentent le projet Tombola Danse, une initiative visant à ouvrir de nouveaux horizons pour la jeune génération de danseurs et chorégraphes de la RDC représenté par Fabrice Don de Dieu Bwabulamutima,

Chorégraphe congolais. Ce programme, vérifié auprès du ministère congolais de la Culture, s’inscrit dans une dynamique de coopération artistique et de structuration du secteur culturel congolais.

Les spectacles présentés en « off » témoignent de la diversité des styles et des influences : du contemporain au traditionnel, du hip-hop urbain à la danse rituelle. Les participants saluent la vision de Mama Germaine Acogny, qui a su faire de l’École des Sables un laboratoire de transmission et d’innovation.

Cette biennale, qui se tient du 29 avril au 3 mai, marque un tournant pour la danse africaine : elle réaffirme son universalité, sa puissance expressive et son rôle dans le dialogue interculturel. Les artistes congolais, eux, repartent avec une mission claire faire rayonner Tombola Danse à Kinshasa et poursuivre le travail de structuration du métier de danseur en Afrique centrale.

«  La danse est notre langage commun, notre mémoire et notre avenir  », confie un chorégraphe invité, rappelant que la Biennale de Dakar n’est pas qu’un événement artistique, mais un acte de reconnaissance du génie africain.

Willy Ulengu Samuanda

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