
Les autorités de la ville de Lubumbashi ont lancé, ce lundi, une vaste campagne de recouvrement forcé des documents de bord des véhicules. Cette opération vise à renforcer le respect de la réglementation routière et à assainir le secteur du transport dans la capitale du Haut-Katanga.
Les propriétaires de véhicules sont appelés à se mettre en règle en présentant les documents exigés par la loi, notamment le certificat de contrôle technique, la vignette, la taxe de stationnement ainsi que l’assurance. Pour les véhicules affectés au transport en commun, les contrôles portent également sur l’autorisation de transport et la patente, indispensables à l’exercice légal de cette activité.
À travers cette initiative, les autorités entendent améliorer la sécurité routière et lutter contre les infractions administratives qui persistent sur les routes de Lubumbashi.
Toutefois, cette campagne soulève déjà plusieurs préoccupations au sein de la société civile. Celle-ci dénonce notamment la délivrance de certificats de contrôle technique à certains propriétaires de véhicules sans que leurs engins ne soient effectivement soumis à une inspection dans les services compétents de l’État. Une pratique qui, selon elle, compromet l’objectif même du contrôle technique et expose les usagers de la route à des risques liés à la circulation de véhicules en mauvais état.
Autre sujet de controverse : la perception de la taxe de stationnement par la mairie de Lubumbashi. La société civile estime que cette taxe mérite davantage de clarification, rappelant que la ville ne dispose toujours pas de parkings publics suffisamment aménagés pour justifier son paiement. Elle invite ainsi les autorités à renforcer la transparence dans la gestion de cette redevance et à investir dans des infrastructures adaptées.
Si cette campagne traduit la volonté des autorités d’imposer plus de discipline sur les routes, plusieurs observateurs estiment qu’elle devra également s’accompagner d’une application rigoureuse et équitable des règles afin de restaurer la confiance des citoyens et de garantir une véritable amélioration de la sécurité routière.
Dan Banze lwaba