L’Association des Travailleurs du Congo (ATCO) a dénoncé la maltraitance des travailleurs congolais évoluant dans les établissements gérés par les expatriés, lors d’une réunion dimanche 9 juillet 2023.
Les travailleurs congolais envisagent des activités de protestation pour appeler le gouvernement à mettre fin aux différents cas de maltraitance dont ils sont victimes.
L’ATCO réclame notamment l’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), le respect des heures de service et la bonne gestion de la sous-traitance. Les travailleurs déplorent que leurs employeurs ne respectent pas la loi congolaise et les payent à l’ancien taux du dollar américain, soit 1 400 FC pour 1$, alors que le taux actuel est de 2 500 FC. Cette situation rend difficile pour les travailleurs congolais de subvenir à leurs besoins avec leurs salaires.
Un jeune travailleur dans un magasin tenu par des Indiens témoigne de la maltraitance subie. En cas de maladie, les travailleurs ne bénéficient d’aucune assistance et leur argent est même prélevé sur leur salaire.
Georges Opombo, praticien des droits et activiste citoyen, appelle le gouvernement à mettre fin à cette maltraitance, affirmant que cela relève d’un problème de volonté politique dans le secteur du travail en RDC.
Malgré l’arrivée au pouvoir du Président Félix Tshisekedi, qui avait suscité de l’espoir chez les travailleurs congolais, rien n’a changé depuis le départ du régime Kabila. Les mauvaises conditions de travail persistaient et s’aggravaient. Les travailleurs congolais continuent donc de subir les mauvais traitements, la modicité des salaires, l’absence de droit aux congés et les violations des droits humains, sans que les autorités congolaises ne réagissent. Les différentes revendications organisées à travers le pays n’ont eu aucun effet.
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